Incendies criminels : La direction des forêts promet les sanctions les plus lourdes !


42 incendies ont été déclenchés entre le 30 juillet et le 2 août. Cette vague d’incendies a dévasté plusieurs régions boisées du pays notamment dans les gouvernorats de Jendouba, Béja, le Kef, Siliana, Bizerte, Kasserine, Kairouan, Nabeul, La Manouba et Sidi Bouzid.

Le directeur général de la direction des forêts Mohamed Boufaroua a qualifié ces incendies de « crimes contre la nature », laissant présager que leur origine serait criminelle. En effet, Selon lui, qui s’exprimait sur les ondes de Shems FM, il s’agirait « d’actes prémédités », ajoutant que « les suspects sont en garde à vue. »

Il a dans ce sens promis « Les peines les plus lourdes » aux criminels qui s’avéreront responsables de ces actes.

En Tunisie, en vertu de l’article 307 du Code pénal, quiconque allume intentionnellement du feu dans des forêts sera emprisonné pendant 12 ans.

Le contrevenant est passible d’une peine d’emprisonnement de 20 ans si les lieux incendiés sont inhabités ou non destinés à l’habitation. Il peut même courir une peine d’exécution si l’incendie entraîne la mort d’une personne.

Le porte-parole de la Protection civile, Moez Triaa a indiqué que les autorités sécuritaires vont enquêter sur les origines de ces incendies, faisant valoir que les statistiques générales montrent que 96% des incendies sont d’origine humaine et 4% sont d’origine naturelle.

Selon un communiqué rendu public lundi 3 août, par le ministère de l’Intérieur, les équipes de secours relevant des administrations régionales de la Protection civile, en coordination avec les services de la direction générale des forêts, appuyés par des unités de l’armée de l’air, ont procédé à l’extinction du feu tout en donnant la priorité à la protection des agglomérations de la propagation des flammes.

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