La nostalgie des fleuristes de l’Avenue

Formidable photographie qui nous restitue dans un flou artistique, l’image de l’un des stands de fleuristes qui, tel un chapelet de senteurs, ont longtemps balisé l’avenue Bourguiba.

Tout est dans ce flou qui, métaphore des mémoires défaillantes, souligne la part de l’oubli en toute chose.

Il faut observer cette photo, s’en imprégner et se souvenir. Se remémorer les cent stands de fleuristes aujourd’hui relégués à l’autre bout de l’Avenue.

Se souvenir aussi de la station des grands taxis qui faisait face au théâtre. Se souvenir aussi des kiosques à journaux, des débits de tabac ou des cabines téléphoniques qui se trouvaient sur cette avenue de tous les désirs.

A l’ombre des ficus, plusieurs générations ont fait ce que nous appelions le va et vient entre Ferry et le Soldat inconnu puis entre Ibn Khaldoun et Bourguiba.

Aujourd’hui, une horloge ponctue le temps. Immuable, son tic-tac ne me fait pas oublier deux choses.

D’une part, l’agitation des fleuristes et le gazouillis des étourneaux et d’autre part, la beauté-patchwork des stands de fleuristes.

Rien à ajouter. C’était mieux avant et même Ben Ali a du regretter, avant de mourir, d’avoir mis des menottes aux fleurs et gracié des terroristes.

Une photo floue et des images mentales qui s’imposent à nous tous.

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