La fédération du textile et la CONECT rejettent la convention signée entre l’UTICA et l’UGTT


Signée mardi 14 avril, entre la centrale patronale (UTICA) et la centrale syndicale (UGTT) la convention portant sur le paiement des salaires des fonctionnaires du secteur privé fait couler beaucoup d’encre.
« La convention sur les méthodes de décaissement des salaires pour le mois d’avril ne ferait qu’aggraver la crise que vit le secteur du textile-habillement depuis fin 2019 « , estime dans ce sens la Fédération tunisienne du textile-habillement (FTTH).
Dans un communiqué publié mercredi, la fédération a qualifié cette convention, de  » convention surprise  » et de  » non déclarée « . Le bureau exécutif de la FTTH a souligné, à cet effet, la nécessité de préserver la sécurité des employés du secteur et aussi leur pouvoir d’achat, dans cette conjoncture difficile de lutte contre l’épidémie du coronavirus.
Pour sa part, la CONECT a exprimé, hier mercredi, son rejet catégorique de l’accord signé mardi 14 avril, entre le ministre des Affaires sociales, le secrétaire général de l’UGTT et le président de l’UTICA, concernant le versement des salaires du mois d’avril pour les salariés du secteur privé, en vertu duquel l’Etat va verser une aide exceptionnelle occasionnelle de 200 dinars alors que le reste de la rémunération sera pris en charge par l’entreprise.
Exprimant son profond regret du fait que cet accord ait été signé sans concertation suffisante avec les différentes organisations représentatives des employeurs, la CONECT a estimé qu’il n’obéit pas aux conditions légales, réglementaires et conventionnelles présidant à l’adoption de normes de travail contraignantes pour les entreprises.
La CONECT a rappelé que la majorité du tissu économique tunisien est formé de PME et TPE employant plus de deux millions de personnes, que la plupart de ces entreprises sont à l’arrêt depuis le 20 mars 2020, soit depuis 26 jours compte tenu du confinement sanitaire total décrété par les pouvoirs publics. Elles ne disposent pas de ce fait de capacités financières suffisantes pour supporter les frais fixes tels que loyer, charges sociales et fiscales, ainsi que les salaires.
Elle a exhorté le gouvernement à engager un dialogue sérieux et ouvert à toutes les parties prenantes sur les meilleurs moyens à même de prévenir les licenciements et la crise des salaires, rapporte l’agence TAP.

Commentaires:

Commentez...