Affaire Sami Fehri : La LTDH dénonce un « règlement de comptes »

La Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) a demandé au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et au ministre de la Justice l’ouverture d’une enquête sérieuse sur les circonstances des mesures prises concernant le dossier de Sami Fehri et sur l’étendue de leur conformité à la loi.

Dans un communiqué la ligue a indiqué que ces circonstances et procédures « soulèvent les soupçon » et « insultent le pouvoir judiciaire « , à travers l’utilisation de la politique, le règlement des comptes et les tentatives de domestiquer les médias.

La ligue a appelé tous les partis politiques à « se distancier de l’utilisation du pouvoir judiciaire, notant « l’importance de respecter la loi pour assurer une véritable transition démocratique ».

Sami Fehri avait été arrêté après s’être rendu à la justice le 17 décembre 2019 suite à un mandat de dépôt émis à son encontre.

Le 9 janvier 2020, l’avocat de Sami Fehri annonçait que la cour de cassation avait décidé la remise en liberté de son client. Le lendemain, Maître Abdelaziz Essid avait confirmé dans une déclaration accordée à la radio Mosaique FM, que le propriétaire de la chaîne Al Hiwar Ettounsi n’avait pas été libéré malgré la décision de la Cour de cassation d’annuler le mandat de dépôt à l’encontre de son client.

Il avait précisé, dans ce sens que le ministère public a refusé la libération de Sami Fehri et que « ce dernier est actuellement séquestré illégalement ».

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