L’UGTT réclame toute la vérité sur les prêts octroyés à la Tunisie...

L’UGTT réclame toute la vérité sur les prêts octroyés à la Tunisie après la révolution

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Siège UGTT

« Une demande d’accès à l’information sera faite par l’Union générale Tunisienne du travail (UGTT) sur le sort des prêts octroyés à la Tunisie après la révolution » a indiqué hier samedi 30 novembre le secrétaire général adjoint de l’UGTT Bouali Mbarki.

Cité par l’agence TAP, il a souligné que les rapports financiers de l’organisation syndicale ont été publiés et mis à la disposition des médias et aux structures concernées.

 » Fidèle à ses principes l’Ugtt est l’une des rares organisations syndicales dans le monde qui intervient uniquement dans les affaires nationales, ne choisit pas le parti au pouvoir et ne se soumet pas aux partis politiques », a-t-il précisé.
Il a appelé la commission chargée de la formation du gouvernement à choisir une personnalité capable de trouver des solutions aux difficultés auxquelles fait face la Tunisie.

« La Tunisie n’a pas su exploiter comme il se doit l’obtention par l’UGTT du prix Nobel pour la paix, l’élection du secrétaire général de l’UGTT, Nouredine Taboubi, en tant que membre permanent de l’organisation de l’unité syndicale Africaine et l’élection de Bouali Mbarki au poste de premier auditeur à la confédération syndicale internationale pour l’Afrique » a-t-il encore dit.

Dans ce même cadre, le député du Parti Destourien Libre, et membre de ladite commission, Majdi Boudhina avait appelé au lancement d’un audit approfondi et élargi sur les crédits obtenus par la Tunisie après la révolution. Dans une déclaration aux médias, il a affirmé que cet appel intervient en raison du taux d’entendement de la Tunisie qu’il a jugé d’inquiétant.

Lors d’une séance d’audition à l’ARP en juillet dernier, le ministre des Finances Ridha Chalghoum a reconnu que les dettes servent en partie à réaliser des équilibres financiers pour pouvoir répondre à la masse salariale de la fonction publique. En effet, le ministre avait déclaré que ceux qui parlent d’un budget sans endettement ne peuvent ni payer les salaires ni faire des investissements. Il avait d’autre part assuré que l’Etat, dans le cadre de la loi des finances de l’année 2020 visera à limiter le taux d’endettement.

Durant la meme période, un analyste économique a affirmé que la Tunisie a reçu, seulement pour une période d’un mois, 800 millions de dollars auprès de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), 151 millions de dollars auprès de la Banque Mondiale, et 150 millions d’euros auprès de l’Union Européenne, ce qui correspond à une enveloppe globale d’environ 3400 millions de dinars pour appuyer le budget de l’Etat et financer les banques publiques.

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