Loi électorale : Béji Caïd Essebsi « en consultation » avec différentes parties

Loi électorale : Béji Caïd Essebsi « en consultation » avec différentes parties

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Le président de l’Instance supérieure indépendante électorale (ISIE), Nabil Baffoun a déclaré que sa réunion avec le président de la République, Béji Caïd Essebsi ce jeudi 20 juin 2019 a porté sur la préparation des élections présidentielle et législatives.

La réunion a également porté sur la révision de la loi électorale. « Le président de la République est en train de consulter toutes les parties impliquées dans cet amendement afin de déterminer sa position » », a-t-il déclaré à Shems fm, ajoutant dans le même contexte, que cette loi a donné davantage de pouvoirs à l’instance.

Une loi controversée

Hier, mercredi 19 juin 2019, le député Yassine Ayari, a publié la liste des députés qui ont signé, leur opposition au projet de loi organique portant amendement de la loi organique n°2014-16 du 26 mai 2014, relatif aux élections et aux référendums, adopté hier.

Ils étaient 12 députés à avoir signé cette pétition. Ce jeudi 20 juin, le nombre de députés qui ont signé la pétition est monté à 32, a déclaré Yassine Ayari.

Ce projet gouvernemental prévoit notamment le refus, par l’ISIE, des candidatures à la présidentielle des personnes ayant un discours qui ne respecte pas le régime démocratique et la constitution ou ayant bénéficié de toute forme de publicité politique.

Ainsi, des candidats et des formations politiques comme Nabil Karoui, 3ich Tounsi, Abir Moussi, Kais Said peuvent être concernés par ces nouvelles dispositions, les estimations de l’ISIE, seront à cet effet, décisives.

Pour sa part, la diplomatie française a réagi à l’amendement en Tunisie de la loi électorale en indiquant qu’il n’appartient pas à la France de se prononcer sur ce vote « souverain ».

« La France réitère son soutien à la Tunisie, pays ami et partenaire privilégié. Elle renouvelle sa confiance dans le peuple et les institutions tunisiennes et salue la vitalité démocratique tunisienne dont les élections générales de l’automne constitueront un temps fort.

La France participera à la mission d’observation électorale de l’Union européenne et entend continuer à apporter tout son soutien à la Tunisie, dans le respect de son indépendance et de ses institutions », a-t-on annoncé.

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