Alerte sur les palmiers : Mettre le Grand Tunis en quarantaine pour éviter la catastrophe

Plusieurs experts préconisent des solutions radicales pour ce qui concerne l’attaque par les charançons rouges que subissent les palmiers du Grand Tunis.

Cette stratégie a surtout pour but d’éviter toute potentialité de diffusion du charançon nuisible vers les palmeraies tunisiennes.

Pour le contenir et endiguer sa progression ravageuse, les experts proposent de créer une zone-tampon qui isolerait le Grand-Tunis et y confinerait ce charançon.

D’autre part, il semble qu’une réponse biologique soit possible pour contrer cet insecte. En effet, des souches de champignons entomopathogènes ont été utilisés avec succès dans le sud de la France.

De même, des vers microbiologiques ont fait leurs preuves contre cet insecte qui détruit les palmiers.

Des cures de choc trimestrielles permettent de maîtriser la progression du charançon grâce à des solutions 100% biologiques.

Le champignon Beauveria Bassiana est ainsi pulvérisé au sommet du palmier et neutralise les charançons.

Cette solution est préconisé par des chercheurs tunisiens qui redoutent que la filière de production de dattes puisse être touchée.

La Tunisie, soulignons-le, produit des dattes bio et il est hors de question de recourir aux pesticides car cela remettrait en question toute la filière.

Il est temps que les autorités compétentes s’attellent à cette redoutable question et choisissent la lutte biologique plutôt que les pesticides.

En attendant, les palmiers meurent à petit feu et sont régulièrement tronçonnés pour qu’ils ne soient pas un facteur de contagion des rares palmiers restés sains.

Enfin, les chercheurs préconisent une meilleure fluidité entre communes concernées, ministères de l’Agriculture, laboratoires de recherche et régions.

La concertation entre les intervenants n’est pas suffisamment structurée, ce qui fait parfois perdre un temps précieux.

Par ailleurs, certains chercheurs préconisent avec la quarantaine sur le Grand-Tunis, une action préventive à Enfidha.

En effet, il est envisagé (en théorie) d’arracher les palmiers de la région d’Enfidha pour éviter une contamination de la région de Hammamet par cette plaie du charançon rouge.

Notons les efforts remarquables de sensibilisation du public qui sont actuellement réalisés par l’Association des amis du Belvédère qui mène action après action pour réveiller les consciences et certains responsables en sommeil profond malgré l’imminence d’un danger avéré.

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