Amnesty International qualifie le gouvernement tunisien d’homophobe

Amnesty International qualifie le gouvernement tunisien d’homophobe

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Les tentatives du gouvernement tunisien de dissoudre l’association Shams pour la dépénalisation de l’homosexualité,  constituent une atteinte odieuse aux droits humains, a déclaré Amnesty International.

«Les tentatives honteuses des autorités tunisiennes de dissoudre l’organisation Shams constituent un coup dévastateur pour les droits des LGBT en Tunisie et un assaut odieux contre le droit d’association et la liberté d’expression.

Ces efforts révèlent les attitudes discriminatoires et homophobes profondément enracinées du gouvernement tunisien, qui vont à l’encontre des normes internationales des droits humains », a déclaré Magdalena Mughrabi, directrice adjointe par intérim du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

«La Tunisie a été célébrée comme l’un des seuls pays de la région à créer un espace ouvert pour la société civile. Mais un tel harcèlement judiciaire jette un doute sérieux sur l’engagement de la Tunisie à défendre le droit à la liberté d’association ».

Rappelons-le, l’association Shams est menacée de dissolution et dénonce une tentative de la part du gouvernement de dissoudre cette association LGBT malgré une décision de justice reconnaissant sa légalité.

Human Rights Watch a dénoncé ce qu’elle appelle un acharnement de la part du gouvernement tunisien contre l’association Shams dont la justice a auparavant reconnu le droit d’agir en toute légalité.

Historique

L’association Shams qui défend les droits des homosexuels, bisexuels et transsexuels en Tunisie a obtenu son visa légal le 18 mai 2015. L’association Shams avait été aussitôt poursuivie en justice par la Présidence du Gouvernement.

En effet, l’association avait fait une demande de visa auprès de la direction générale des associations et des partis politiques, or, après l’obtention du visa l’association avait été rebaptisée « Shams pour la défense des droits des homosexuels ».

La Présidence du Gouvernement avait alors précisé qu’elle n’avait pas accordé de licence à une association défendant les droits LGBT et avait décidé de la poursuivre en justice pour avoir changé de nom et parce que Shams n’avait pas mentionné le sujet de l’homosexualité lors du dépôt de dossier.

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