Le prince Mohamed Ben Salmane, indésirable en Tunisie

Crédit photo : Reuters

Des militants, des citoyens, des journalistes, ont organisé, ce mardi 27 novembre 2018, une manifestation à Tunis, contre la visite du prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane.

Les appels aux protestations contre sa visite se sont multipliés depuis 24h. Et pourtant, celui qu’on accuse d’être impliqué dans le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi sera à Tunis aujourd’hui.

Celui qui est soupçonné par la CIA d’être le commanditaire de l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi est en Tunisie dans le cadre d’une tournée dans les pays arabes, son premier déplacement à l’étranger depuis le début de l’affaire Khashoggi assassiné le 2 décembre dans le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul.

Crédit photo : Reuters

Ce mardi, une manifestation a été organisée sur l’avenue Habib Bourguiba contre cette visite.

Même si cette visite sera accompagnée de soucis pour les autorités tunisiennes, la venue du prince saoudien pourrait offrir une manne à la Tunisie.

Mais la société civile reste mobilisée pour s’opposer à cette visite. L’Union des jeunes du Watad (UJW) organise une manifestation pour rejeter la visite et dénoncer les crimes du régime saoudien ainsi que la répression des droits et libertés.

Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens a, encore une fois, montré son refus catégorique de cette visite, du prince héritier de l’Arabie Saoudite.

Tout au long de son bâtiment, le SNJT a affiché une grande affiche hostile à Mohamed Ben Salmane montrant son profil avec une tronçonneuse, faisant allusion à son éventuelle implication dans le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

Pour sa part, l’universitaire et spécialiste en droit constitutionnel, Kais Saied a également exprimé son refus quant à cette visite qui a créé une polémique en Tunisie.

« Tant que les Tunisiens s’opposent à cette visite, Caid Essebsi doit écouter son peuple, avant de céder à des intérêts provisoires » a-t-il dit, affirmant, cité par Aljazeera.net, que les principes et les positions ne s’achètent et ne se vendent au prix de barils de pétrole.

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