Affaire du « baiser interdit » : La sœur de Nassim dénonce une « pure hypocrisie »

L’affaire de Nassim Ouadi,  condamné, mercredi 4 octobre, à 4 mois et demi de prison ferme pour outrage à la pudeur, outrage à un fonctionnaire et refus d’obtempérer, se poursuit.

Après la condamnation du couple, et le lancement d’un appel à l’ambassadeur de France en Tunisie, Olivier Poivre d’Arvor, afin d’intervenir pour libérer ce Franco-algérien détenu pour un baiser, sa sœur Ouassila témoigne et raconte de nouveau l’histoire à « 20 minutes ».

Nessim Ouadi et sa soeur Ouassila – 20 minutes

C’est lorsque Nassim a demandé aux policiers leurs noms et numéros de matricules pour en référer à l’ambassade, que la violence a commencé, raconte Ouassila. « Les policiers n’ont pas aimé que Nessim n’ait pas peur d’eux et ils les ont emmenés au commissariat. Là, ils ont été accusés d’atteinte à la pudeur et aux bonnes mœurs. Il a 33 ans, jamais il ne se permettrait un tel dérapage, même pas en France. Nous sommes Franco-Algériens, nous connaissons bien les mœurs et il est loin d’être bête. », a-t-elle expliqué.

Où va-t-on vraiment pour une histoire de baiser ?

La sœur de Nassim a réitéré son appel à ce son frère et son amie soient libérés tous les deux car « c’est de la pure hypocrisie ». « Nessim est très triste pour son amie à qui on inflige de la prison ferme alors que c’est une femme respectable. Où va-t-on franchement pour une histoire de baiser ? », a déploré Ouassila.

Une affaire qui prend de l’ampleur

Jugé le 4 octobre par le tribunal cantonal de Carthage, Nessim avait été mis en examen entre autres pour « acte sexuel ». Il a finalement écopé de quatre mois et demi de prison ferme pour « atteinte à la pudeur », « refus d’obtempérer », « outrage à un fonctionnaire public » et « atteinte aux bonnes mœurs ». Son amie tunisienne a quand à elle écopé de trois mois fermes pour « atteinte à la pudeur », « refus d’obtempérer » et « état d’ébriété sur la voie publique ».

De nombreux Tunisiens se sont insurgés sur les réseaux sociaux du traitement de la justice et de la police. De quoi encourager Ouassila à lancer une pétition pour appeler l’ambassadeur de France en Tunisie à intervenir dans l’affaire de son frère. La mère du jeune homme, Leila Haouala, est actuellement en Tunisie.

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