Le tatouage berbère fait son come-back

Crédit photo : Jeune Afrique.
Crédit photo : Jeune Afrique.

Manel Mahdouani, une jeune tunisienne, a choisi de consacrer sa carrière au tatouage, et plus spécifiquement aux tatouages berbères. Une tradition qui a peu à peu disparu. D’ailleurs, elle a décidé de préparer toute une encyclopédie consacrée à ce sujet.

Après avoir fini ses études à l’Institut supérieure des Beaux-Arts de Tunis, Manel essaye de faire réapparaître la pratique du tatouage, présente en Tunisie depuis six mille ans.

Dans un reportage réalisé par Jeune Afrique, Manel parle de son métier, de la « mémoire de la peau » et de cette tradition qui renaît de ses cendres.

« Beaucoup de jeunes Tunisiens redécouvrent la beauté de ces dessins qui leur semblaient ringards, dénués d’intérêt. Je vois même arriver des étrangers qui n’ont jamais mis les pieds en Tunisie et qui veulent se faire tatouer des symboles amazighs. […]

Il est vrai que l’islam interdit l’altération du corps et que des vieilles femmes sont parfois harcelées à La Mecque à cause de la foula [« fève », en arabe] qu’elles ont sur le menton ou le front. Cela dit, l’islam existe depuis le VIIe siècle en Tunisie, et ça n’a pas empêché les populations amazighs de perpétuer cet héritage. », explique-t-elle.

Crédit photo : Manel Mahdouani (Facebook)
Crédit photo : Manel Mahdouani (Facebook)

Manel visite les différentes régions du pays, rencontre des femmes âgées qui ont des tatouages berbères à diverses significations et tente de conserver ce patrimoine vieux de milliers d’années à travers son art.

Son rêve ? Ouvrir son propre tatoo-shop et lutter contre la stigmatisation de son métier…

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Crédit photo : Manel Mahdouani (Facebook).
Crédit photo : Manel Mahdouani (Facebook).

I.B.

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