« Doukha » : Un nouveau regard sur la Révolution tunisienne

doukhaLa pièce de théâtre « Doukha » ou « le vertige » de la metteure en scène tunisienne Zahra Zemmouri s’est jouée ce mercredi 18 janvier à Mostaganem (Algérie) devant les amateurs du théâtre venus de tous bords.

La présentation de la pièce tunisienne « Doukha » rentre dans le cadre de la 9ème édition du Festival du Théâtre Arabe, dédiée au comédien et metteur en scène algérien Azzedine Medjoubi.

Six ans après la révolution tunisienne de 2011, « Doukha » vient nous apporter un nouveau regard sur ce qui s’est passé durant cette période si mouvementé de l’histoire de la Tunisie.

S’éloignant quelque peu de la narrative officielle de la révolution, Zahra Zemmouri souligne le vécu du tunisien de tous les jours. A travers plusieurs personnages de la société, la metteure en scène tunisienne met l’accent sur les sentiments, les pensées, le dit et le non-dit du simple citoyen par rapport aux évènements de 2011.

D’emblée, le ton est mis. Des inconnus courent dans tous les sens, comme s’ils fuyaient quelque chose. Les membres d’une seule famille se disputent et se reprochent plein de choses. Tout d’un coup, la colère éclate au grand jour.

Les questions qui reviennent souvent sont celles que tout Tunisien se serait innocemment posé : Quelle est la vraie origine de la révolte ? Qui sont ces gens qui avaient envahi les rues et les places publiques ? Un coup d’Etat, serait-il plus clément pour le pays qu’une révolution aussi dévastatrice ? La pièce donne voix à toutes les réponses possibles et imaginables, à toutes les pensées, aussi interdites soient-elles.

Toutes ces questions et bien d’autres ont été traitées sans tabous dans cette pièce de théâtre cent pour cent tunisienne devant un public algérien qui ne cache pas sa fascination.

Il y a lieu de rappeler que cette 9ème édition du Festival du Théâtre Arabe se déroule à Oran et Mostaganem du 10 au 19 janvier. Plusieurs pièces de différents pays arabes y sont en lice pour remporter le Prix Soltane Ben Mohammed Al Kacimi.

AA

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