Anis Amri, radicalisé dans une prison sicilienne avant d’aller en Allemagne

Anis Amri, radicalisé dans une prison sicilienne avant d’aller en Allemagne

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L’Italie compte redoubler d’efforts pour combattre la radicalisation islamiste dans ses prisons, notamment après l’attentat meurtrier de Berlin, en décembre dernier perpétré par un Tunisien qui a passé du temps dans une prison italienne.

D’où une pression énorme exercée sur le nouveau Premier ministre Paolo Gentiloni pour s’attaquer à la migration illégale et à la radicalisation.

Radicalisé dans une prison sicilienne

Les autorités italiennes ont livré cette information la semaine dernière, confirmant ainsi qu’Anis Amri se trouvait dans une prison sicilienne avant d’aller en Allemagne, rapporte The Daily Mail.

Il s’y est donc radicalisé. Chose confirmée par le syndicat national des travailleurs pénitentiaires qui a décvlaré que les prisons italiennes étaient devenues «un terrain fertile» pour le recrutement de nouveaux djihadistes.

Un défi majeur pour l’Italie, qui compte donner des cours de langues étrangères et de « conscience religieuse » pour les membres dudit syndicat, travaillant directement avec les détenus.

Libéré avec l’ordre de quitter l’Italie

«Ce n’est pas par hasard que de nombreux criminels radicalisés, surtout d’origine maghrébine, qui ne montrent aucun intérêt particulier pour la religion lorsqu’ils sont entrés en prison, se transforment progressivement en extrémistes sous l’influence d’autres détenus déjà radicalisés».

Le Premier ministre a également fait savoir que l’Italie a tenté d’expulser Anis Amri après avoir purgé sa peine de prison de quatre ans, mais la Tunisie a refusé de le « récupérer » et il a donc été libéré avec seulement un ordre de quitter l’Italie.

D’après les données relayées par Eurostat, sur plus de 27.000 demandes d’expulsion remises en 2015 aux immigrés sans droit de séjour, moins de 5000 ont été effectuées.

Terroristes formés dans les prisons européennes

Donc finalement, ce n’est pas uniquement la Tunisie qui est un vivier du terrorisme mondial. Les pays européens, dotés d’un système sécuritaire mille fois plus développé que le nôtre, avouent que les terroristes se forment dans leurs prisons, sous leur nez. Pire, ils se baladent d’un pays à l’autre sans le moindre soucis.

La nationalité de plusieurs auteurs de drames terroristes en Europe est certes tunisienne, mais la formation en « djihadisme », la radicalisation et le dérapage religieux ont généralement lieu en dehors de la Tunisie, notamment dans les pays qui nous considèrent comme vivier du terrorisme.

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