La Tunisie sous haute surveillance des Américains et Français, selon « Le Canard Enchaîné »

soldats-britanniques

Les informations portant sur la présence d’une base militaire américaine et de soldats étrangers sur le territoire tunisien ne cessent de refaire surface.

Quand le quotidien américain Washington Post a publié un article dans lequel il affirme la présence d’une base américaine, les responsables tunisiens se sont dépêchés de démentir l’information.

Le général Rachid Ammar, ancien commandant en chef des armées, a indiqué, lors de la commémoration du début de la lutte algérienne armée contre la colonisation française à l’ambassade d’Algérie à Tunis, qu’une telle démarche est impossible.

Selon lui, la Tunisie n’autorisera jamais l’instauration d’une base militaire étrangère sur son sol.

Le ministère de la Défense nationale a démenti, mercredi 26 octobre, les informations selon lesquelles la Tunisie abriterait des bases militaires américaines en prévision de frappes contre des sites en Libye.

Dans une déclaration à l’agence TAP, le porte-parole du ministère, le Lieutenant-Colonel Belhassen Oueslati, avait rappelé que le ministère de la Défense avait annoncé, en mars dernier, que la coopération militaire entre la Tunisie et les USA comprend un programme d’entraînement et de formation offert par des experts militaires américains sur l’utilisation d’un matériel sophistiqué de reconnaissance et de contrôle.

Le Canard Enchaîné revient sur l’affaire

Selon le journal satirique français, la Tunisie a a sollicité l’aide et le soutien des pays occidentaux, en matière de sécurité et d’assistance militaire, notamment sur les frontières tuniso-libyennes, où les terroristes peuvent s’infiltrer facilement.

Ce sont les Français et les Américains qui sont donc les plus concernés par cette affaire, selon le Canard Enchaîné.

La France a alloué 20 millions d’euros pour la Tunisie, en plus d’une trentaine de commandos qui encadrent les soldats tunisiens. Son aide consiste à fournir des radars, capteurs, jumelles de vision nocturne et technologies pour surveiller les frontières sud de la Tunisie.

« Les Américains, eux disposent actuellement de plusieurs drones-espions Reaper, en un lieu tenu secret, et quelques 70 militaires des forces spéciales US forment des Tunisiens à les utiliser. Pour contrôler, toujours, cette satanée frontière et, au-delà, filmer et enregistrer tous ceux qui s’en approchent », peut-on lire dans Le Canard Enchaîné.

Le journal français n’a cessé de répéter que cette assistance est tenue secrète.

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