L’avocat Mounir Ben Salha: L’assassin de Yassine doit être exécuté

mounir-ben-salha

Invité sur les ondes de Shems fm, l’avocat Mounir Ben Salha est revenu sur l’affaire qui fait beaucoup de bruit, celle du meurtre du petit Yassine, âgé seulement de 4 ans, dans le quartier de Cité Helal.

Ben Salha a indiqué que le caporal de l’Armée nationale et auteur du crime doit écoper de la peine de mort.

[pull_quote_center] »Il y a certaines situations où la peine maximale doit être appliquée. Violer puis tuer un enfant innocent n’a rien à voir avec les droits de l’Homme. Nous soutenons les droits de l’Homme mais seulement avec ceux qui font preuve d’humanité », a-t-il déclaré.[/pull_quote_center]

L’avocat a ajouté que la loi tunisienne reconnait la peine de mort mais que son application reste entre les mains du pouvoir exécutif.

Toujours selon Mounir Ben Salha, la dernière exécution observée en Tunisie date de 1991. Il s’agissait de Nasser Damerji, connu sous le nom de « saffah Nabeul » (le tueur en série de Nabeul). Il a été exécuté par pendaison pour avoir assassiné, violé et tué treize mineurs.

Il ne s’agit pas de la première affaire où Mounir Ben Salha appelle à l’application de la peine maximale. En septembre 2014, suite l’affaire de l’assassinat de Afif Chebil, un jeune étudiant brillant originaire de M’saken, qui a été retrouvé découpé en morceaux, dans des sacs poubelle à Villepinte en Seine-Saint-Denis, dans la banlieue parisienne, l’avocat avait appelé à appliquer la peine maximale contre l’assassin.

La question de l’application ou pas de la peine de mort en Tunisie a, depuis les années 90, fait couler beaucoup d’encre. Entre esprit vengeur, droits de l’Homme et justice pour les familles des victimes, l’Etat tunisien reste hésitant.

Affaire à suivre… certainement !

I.B.

Lire aussi :

Commentaires: