La justice attend l’accord de Beji Caid Essebsi pour confisquer les bien de Chiboub et Ouederni

slim chiboub Comité de soutien à Slim Chiboub2Le 29 mars dernier, la juge Leila Abid, substitut du président du Tribunal de première instance de Tunis, en charge du dossier des biens confisqués, avait fait une déclaration étonnante, déplorant que la police judiciaire a refusé d’exécuter les ordres de la justice, concernant la confiscation des biens de Slim Chiboub et d’Ahmed Iyadh Ouederni.

Ce mercredi 6 avril, la magistrate est revenue à la charge en déclarant sur les ondes de Shems FM, que la police judiciaire attend l’accord de la présidence de la République afin d’exécuter les décisions de la justice relatives aux biens confisqués de Slim Chiboub et Mohamed Iyadh Ouederni.

Leila Abid a précisé qu’il s’agit des deux personnes parmi les 114 concernées par la confiscation, pour lesquelles les décisions n’ont pas encore été exécutées.

[pull_quote_center] »On demande à la présidence de la République de clarifier ce point, par un démenti ou une confirmation […] Et si ces décisions ne s’appliqueront pas, cela veut dire que tout le monde n’est pas équitable face à la loi », a-t-elle souligné.[/pull_quote_center]

Rappelons qu’un jugement en référé a été prononcé à l’encontre de Chiboub et Ouederni, et que les agents de la police judiciaire de Tunis ont exigé la présence de renforts sécuritaires pour l’exécution du jugement par la force publique. Leila Abid avait estimé alors qu’il s’agissait d’une demande « inédite » dans l’histoire des jugements civils.

A Nabeul, les agents avaient demandé l’approbation du gouverneur alors que le procureur de la République au Tribunal de première instance de Tunis et de Nabeul avaient ordonné l’exécution du jugement par la force publique à maintes reprises sans succès.

A.B.

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