Festivals d’été : Et le prix des billets, il s’envole ?

Festivals d’été : Et le prix des billets, il s’envole ?

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Le rideau se lève déjà sur les festivals de l’été 2015. Ici et là, on annonce des affiches exclusives et des stars qui vont peupler notre saison estivale.

Ainsi, il semble par exemple que le festival de Carthage devrait de nouveau accueillir Julio Iglesias, un artiste sur le déclin qu’on va nous présenter comme un incontournable. Tout comme le festival de Hammamet devrait voir sur ses planches d’autres stars vieillissantes et illustres inconnus.

Ministère de la Culture ou salle des fêtes ?

Il semble qu’aujourd’hui, tous ces festivals aient perdu le sens du service public dont ils émanent. On se demande d’ailleurs si le ministère de la Culture continuera longtemps cette course en avant, délaissant le développement culturel pour un vulgaire statut de salle des fêtes.

On va ces prochains jours entendre les directeurs de festivals nous vendre leur soupe et tenter de justifier cette dilapidation aveugle des budgets de la culture au profit de spectacles d’été.

Entretemps, personne ne s’aventure à évoquer par exemple le prix des billets d’accès à ces manifestations subventionnées par les deniers publics.

Certains billets autour de 100 dinars !

Avec Aznavour, il y a quelques années, un seuil était franchi, lorsque pour la première fois à Carthage, il a fallu payer 80 dinars pour un sésame.

Et comme on n’arrête ni le progrès ni l’inflation, il semble que pour les festivals de cet été, certains billets dépasseraient le seuil symbolique des 100 dinars. Quant au prix moyen d’un billet, il serait autour de 30 à 50 dinars. Ce qui est loin d’être donné !

Drôle de service public qui s’évertue à mettre des bâtons dans les roues des opérateurs privés du spectacle et abandonne ses missions au profit de l’organisation de dizaines de festival qui, même tous ensemble, ne remplaceront jamais une politique culturelle…

Drôle de service public qui pratique des prix hors de la portée des citoyens censés bénéficier de ces festivals mais exclus par des tarifs peu populaires…

Heureusement, les moins nantis pourront se rabattre sur les écrans géants pour ramasser les miettes et les reflets du banquet artistique organise à leurs frais, sur leur dos et contre toute logique culturelle.

Ecrans géants, dites-vous… Cynisme vertigineux, bien plutôt et prix inabordables certainement…

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