Attentat terroriste de Rouhia : touché par trois balles, on a fini par sauver le soldat Mbarki

Nos compétences médicales viennent d’accomplir une nouvelle prouesse, en sauvant la vie à un jeune soldat touché de plein fouet par une rafale de kalachinkov lors de l’accrochage survenu, il y a un mois, dans la localité de Rouhia avec des terroristes qui tentaient de s’infiltrer en Tunisie.

Il s’agit du sergent Mbarki Sghaïer, âgé de 28 ans, qui doit une fière chandelle aux chirurgiens et aux médecins anesthésistes réanimateurs et au personnel para-médical de l’hôpital militaire de Tunis qui l’ont pris en charge.
Il faut dire que le courageux soldat qui accomplissait le devoir sacré de défendre l’intégrité de notre pays était en piteux état. Son cas était même désespéré et pour cause !

En effet, le jeune Mbarki a été touché par plusieurs balles ennemies dans des endroits extrêmement vitaux. L’une d’entre elles lui a perforé le poumon, tandis que l’autre s’est logée du côté de la möelle épinière. Une troisième enfin a touché l’épaule.

Le diagnostic médical a fait état de dégâts majeurs subis par la victime à savoir de multiples plaies au niveau des intestins, du colon ainsi que des dégâts de la région vertébrale lombaire entraînant une paralysie du membre inférieur et un disfonctionnement du poumon.

Le soldat Mbarki a subi pas moins de quatre opérations chirurgicales, nous ont confié des membres de sa famille que nous avons rencontrés. Ces derniers nous ont précisé que leur fils a été d’abord hospitalisé à l’hôpital régional de Siliana. Tombé dans un coma profond vu la gravité de ses blessures, décision a été alors prise par l’armée pour le transporter par hélicoptère médicalisé à l’hôpital militaire de Tunis.

Du 18 mai, jour de l’attentat, au 13 juin, il a été maintenu sous respiration artificielle au service de réanimation de l’hôpital militaire qui veille au grain quant à l’évolution de son état de santé.

Actuellement, il est réveillé, s’alimente seul, dialogue avec son entourage et tous les membres de sa famille. Pour tout dire et grâce à Dieu, il est hors de danger.

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, son père Hassan nous a confié qu’il a même réussi à faire bouger son pied paralysé il y a peu de temps. Les membres de sa famille, touchés par la sollicitude avec laquelle leur fils a été entouré, nous ont chargés de faire part de leurs remerciements et de leur gratitude à monsieur le ministre de la Défense M. Abdelkrim Zbidi, ainsi qu’au général Rachid Ammar, chef d’état-major interarmées, qui n’ont pas manqué de lui rendre visite à l’hôpital.

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