La station de dessalement de l’eau de mer de Sousse a commencé à alimenter le réseau avant son inauguration officielle, le 16 octobre 2026. Dotée d’une capacité initiale de 50.000 m³ par jour, extensible au double, elle doit renforcer l’approvisionnement en eau potable du Sahel et contribuer à réduire le déficit enregistré durant les pics de consommation estivaux.
La station de dessalement de Sousse est désormais opérationnelle. Son inauguration officielle s’est tenue vendredi 16 octobre, sous l’égide du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, alors que l’installation avait déjà commencé à fonctionner, selon les déclarations du PDG de la SONEDE, Abdelhamid Mnaja, rapportées par Jawhara FM.
Un renfort pour l’approvisionnement du Sahel
L’infrastructure affiche une capacité de production de 50.000 mètres cubes par jour, avec la possibilité de la porter à 100.000 m³ quotidiennement. Le projet représente un investissement de 133 millions de dinars, un montant également confirmé par la SONEDE sur sa présentation officielle de l’installation.
La station doit contribuer à sécuriser l’alimentation en eau potable dans le Sahel, notamment à Sousse, Monastir et Mahdia, tout en renforçant les ressources disponibles pour le Cap Bon et Sfax. Selon la SONEDE, environ 3,7 millions d’habitants devraient bénéficier directement de l’installation, dans un système d’approvisionnement interconnecté avec les ressources du Nord.
Le dispositif vise à diversifier les sources d’approvisionnement, dans un contexte où plusieurs régions dépendent fortement des transferts d’eau depuis le Nord et des installations existantes. La production issue du dessalement doit ainsi contribuer à réduire la pression sur les ressources conventionnelles, particulièrement lorsque la demande augmente en été.
Un déficit estival au cœur des attentes
Abdelhamid Mnaja estime que la station pourrait couvrir 90% du déficit hydrique du Sahel lors des pics estivaux. Le responsable a également évoqué l’absence de coupures d’eau dans la région durant le prochain été.
Le coût annoncé du projet est de 133 millions de dinars. Si le PDG a présenté l’installation comme réalisée avec des compétences tunisiennes et un financement entièrement tunisien, la fiche officielle de la SONEDE indique pour sa part le budget de l’État comme source de financement.
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