Une nouvelle unité industrielle dédiée à la fabrication de câbles a été inaugurée ce jeudi 1er octobre 2026 à Béja, en présence notamment de l’ambassadrice d’Allemagne en Tunisie, Elisabeth Wolbers. Le projet prévoit une capacité d’emploi pouvant atteindre environ 7.500 postes sur quatre ans, selon Fathi Sahlawi, directeur général des industries métalliques au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.
Cette inauguration intervient dans le cadre du partenariat entre les secteurs public et privé engagé par la Tunisie. Selon Sahlawi, le projet contribue ainsi à l’objectif fixé par le pacte de partenariat visant la création de 60.000 emplois sur la période 2022-2026. Le secteur des composants automobiles constitue notamment l’un des axes de cette stratégie : un précédent document de l’Assemblée des représentants du peuple faisait état d’un objectif de porter les exportations tunisiennes de composants automobiles de 7,5 à 14 milliards de dinars à l’horizon 2027, parallèlement à la création de 60.000 emplois.
Une nouvelle zone industrielle intelligente de 300 hectares
Le responsable du ministère a également annoncé l’avancement des études relatives à la création d’une zone industrielle intelligente d’une superficie totale de 300 hectares, répartie sur quatre sites en Tunisie. Le projet s’inscrit lui aussi dans le cadre du pacte de partenariat public-privé signé en 2022.
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Cette orientation rejoint les objectifs du projet de Plan de développement 2026-2030, qui prévoit notamment d’accélérer la création de zones industrielles et de s’orienter vers des zones « intelligentes et intégrées », tout en renforçant les infrastructures technologiques, la recherche et développement et l’intégration du tissu industriel dans les chaînes de valeur.
La Tunisie veut attirer davantage de constructeurs automobiles
Selon Fathi Sahlawi, le pacte de partenariat vise également à doubler les exportations tunisiennes à l’horizon 2027. Le gouvernement mise dans ce cadre sur l’amélioration des infrastructures industrielles et technologiques afin de renforcer l’attractivité du pays auprès des constructeurs automobiles et de leurs équipementiers.
Cette stratégie intervient alors que les autorités tunisiennes placent l’investissement industriel, les activités à forte valeur ajoutée et l’amélioration de la compétitivité exportatrice parmi les priorités du prochain cycle de développement. Le gouvernement a également annoncé vouloir attirer davantage d’investissements étrangers dans les activités jugées porteuses et diversifier les marchés d’origine des capitaux.