L’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT) a dénoncé la saisie du bureau de sa présidente et de sa salle de réunion, tout en réclamant le règlement urgent des salaires impayés de ses agents et cadres ainsi que le rétablissement de leur couverture sociale, interrompue depuis deux ans.
Dans un communiqué publié samedi soir, à l’issue d’une réunion tenue au siège central de l’organisation, le comité central a réaffirmé son attachement à l’UNFT, à ses biens et à ses locaux. Il a également exprimé son inquiétude face à la dégradation de la situation de l’organisation, dont les employés restent privés de leurs salaires et de leur couverture sociale.
Le comité central attribue cette crise à l’accumulation de dettes héritées de périodes antérieures et à la suppression de la subvention destinée à financer les salaires du personnel. Cette situation a entraîné, selon lui, une succession de saisies visant à recouvrer les sommes dues. L’organisation refuse toutefois d’assumer la responsabilité de dettes et d’engagements financiers accumulés depuis 1987, sous d’anciennes directions et administrations.
Un jugement datant de 14 ans à l’origine de la saisie
La présidente de l’UNFT, Radhia Jerbi, avait expliqué vendredi, dans une publication sur sa page Facebook officielle, que la saisie avait été exécutée en application d’un jugement social rendu par le tribunal de première instance de Gafsa il y a 14 ans, avant sa prise de fonctions à la tête de l’organisation. Selon ses explications, les créances concernées couvrent la période allant de 1987 à 2012.
Radhia Jerbi avait également indiqué que l’UNFT avait reçu, après l’exécution de la saisie, une convocation de l’inspection du travail concernant des retards dans le paiement des cotisations sociales, ainsi que des convocations liées aux revendications des employés réclamant leurs salaires.
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Malgré ces difficultés, le comité central affirme que l’organisation entend poursuivre ses activités, notamment dans la lutte contre les violences faites aux femmes, l’accompagnement des femmes en situation de vulnérabilité et la promotion de leur autonomie économique. Il cite également la formation professionnelle, le soutien à l’initiative privée, particulièrement dans les zones rurales et éloignées, ainsi que le renforcement de la participation des femmes à la vie publique et aux postes de décision.
Mobilisation des employés
Le comité a salué la mobilisation des employés et des structures de l’organisation, malgré l’absence de rémunération et l’interruption de la couverture sociale. Il a appelé à établir les responsabilités des personnes ayant contribué à l’accumulation des dettes et invité les associations partenaires, les organisations amies et les soutiens de l’UNFT à se mobiliser en faveur de sa pérennité.