Le congrès de Union générale tunisienne du travail, réuni ce mercredi 25 mars 2026 à Monastir, a entériné une révision majeure de ses règles internes, marquant un tournant dans la gouvernance de la centrale syndicale.
Les congressistes ont approuvé l’abrogation du controversé article 20, vivement critiqué pour avoir « porté atteinte à l’unité de l’organisation ». Ce dispositif permettait aux membres du bureau exécutif de briguer jusqu’à trois mandats consécutifs. Le congrès a ainsi décidé de revenir à la version antérieure prévue par l’article 10 du statut de l’UGTT, limitant désormais à deux le nombre de mandats successifs pour les membres du bureau exécutif, y compris le secrétaire général.
Nouvelle configuration du bureau exécutif national
Dans le même élan, les participants ont validé une nouvelle configuration du bureau exécutif national. Celui-ci sera composé de 13 membres, avec un plafond fixé à quatre retraités. Le texte adopté impose également un minimum de deux femmes au sein de cette instance et confirme que ses membres ne peuvent renouveler leur mandat qu’une seule fois.
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Par ailleurs, une exception a été introduite au niveau des structures intermédiaires : les fédérations sectorielles et les unions régionales pourront, quant à elles, renouveler leurs dirigeants jusqu’à trois mandats consécutifs.
Levée du gel visant certains dirigeants syndicaux
Le congrès a également examiné la question sensible de la levée du gel visant certains dirigeants syndicaux. Toutefois, faute de consensus, cette proposition n’a pas été soumise au vote et a été reportée à une date ultérieure.
Cette série de décisions traduit une volonté de rééquilibrage interne et de retour à des règles jugées plus consensuelles, dans un contexte où l’UGTT cherche à préserver sa cohésion organisationnelle.