Le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Mohamed Ben Ayed, a reçu à Tunis l’ambassadeur et chef de la délégation de l’Union européenne, Giuseppe Perrone. Les échanges ont porté sur l’avenir du partenariat entre les deux parties. L’accent a été mis sur une approche renouvelée, adaptée au contexte actuel, et respectueuse de la souveraineté nationale.
Une rencontre axée sur l’avenir du partenariat
Reçu au siège du ministère des Affaires étrangères, Giuseppe Perrone, ambassadeur et chef de la délégation de l’Union européenne en Tunisie, a échangé avec Mohamed Ben Ayed sur l’état et les perspectives des relations tuniso-européennes. Cette entrevue a permis de réaffirmer l’importance stratégique de ce partenariat, dans un contexte régional et international en mutation.
Les deux responsables ont souligné la nécessité de faire évoluer le cadre de coopération vers une formule plus en phase avec les réalités actuelles et les attentes réciproques.
Selon le ministère, les discussions ont insisté sur l’adoption d’une approche renouvelée des relations entre la Tunisie et l’Union européenne. Cette orientation vise à tenir compte des défis contemporains tout en répondant aux aspirations des deux parties.
Le principe d’égalité, le respect de la souveraineté nationale et la recherche de l’intérêt mutuel ont été mis en avant comme fondements de cette dynamique souhaitée.
Un rappel récent du cadre diplomatique
Cette volonté de refonder le partenariat s’inscrit dans un contexte où la question du respect strict des usages diplomatiques avait été mise en avant par la présidence de la République. Le chef de l’État avait, en effet, convoqué, le 25 novembre 2025, l’ambassadeur de l’Union européenne pour rappeler la nécessité de se conformer aux règles et canaux institutionnels en vigueur dans la conduite des relations diplomatiques.
Cet épisode, largement commenté, avait souligné l’attachement des autorités tunisiennes à la souveraineté nationale et au respect des procédures officielles. Il éclaire, en filigrane, le sens donné aujourd’hui à l’appel à une « nouvelle approche » des relations tuniso-européennes, fondée sur un partenariat équilibré et clairement encadré.
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