La Tunisie et le système des Nations Unies ont lancé à Tunis le processus d’élaboration du nouveau cadre de coopération 2027–2031, aligné sur le Plan de développement 2026–2030, avec une volonté affichée de concentrer les financements sur des programmes à fort impact.
La Tunisie a officiellement lancé le processus d’élaboration de son nouveau Cadre de coopération avec les Nations Unies pour la période 2027–2031, lors d’une réunion de travail présidée à Tunis, hier, par le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, en présence de la Coordinatrice résidente et des représentants des agences, fonds et programmes onusiens. Ce nouveau cadre devra être aligné sur le Plan de développement économique et social 2026–2030 et sur les priorités nationales.
Le ministère des Affaires étrangères assurera la coordination du processus avec l’ensemble des structures nationales concernées et le système des Nations Unies. L’objectif affiché est de définir une architecture de coopération plus cohérente, mieux ciblée et orientée vers des résultats mesurables, dans un contexte marqué par des contraintes économiques et sociales accrues.
Cette nouvelle feuille de route doit succéder au cadre actuel et servir de référence pour l’ensemble des interventions onusiennes en Tunisie au cours de la prochaine période quinquennale.
Coordination renforcée des agences onusiennes (« ONU 80 »)
Les discussions ont également porté sur la nécessité de rationaliser l’action des agences onusiennes et de renforcer la coordination entre leurs différents programmes. Cette orientation s’inscrit dans la dynamique de l’initiative « ONU 80 », visant à moderniser l’Organisation et à améliorer l’efficacité de ses interventions.
L’accent est mis sur le développement de programmes transversaux, capables de produire un impact concret et visible, ainsi que sur une meilleure mobilisation des ressources financières disponibles, y compris à travers des mécanismes de financement innovants.
Les domaines d’intervention confirmés couvrent notamment la santé, la protection sociale, l’éducation, l’enfance, la jeunesse, l’autonomisation des femmes, la gouvernance, la gestion des migrations, le développement industriel et les infrastructures, ainsi que les transitions numérique et environnementale. Ces secteurs constituent désormais le socle des futures priorités de coopération entre la Tunisie et les Nations Unies.
Les représentants des agences onusiennes ont présenté leurs programmes en cours et leurs projets en préparation, avant un échange axé sur l’amélioration de l’efficacité des interventions et le ciblage des régions et catégories les plus vulnérables.
Position tunisienne sur le financement et la souveraineté des politiques publiques
Le ministre des Affaires étrangères a réaffirmé l’engagement de la Tunisie à demeurer un partenaire actif et fiable du système multilatéral, tout en insistant sur le respect du principe de l’appropriation nationale des politiques publiques. Il a également appelé à un système international de financement du développement plus équitable et mieux adapté aux réalités des pays en développement.
De son côté, la Coordinatrice résidente du système des Nations Unies, Rana Taha, a confirmé la poursuite de l’appui de l’Organisation à la Tunisie et sa volonté d’élever le niveau de la coopération vers davantage d’efficacité et d’impact, conformément aux priorités qui découleront du prochain Plan de développement.
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