De nouvelles caméras et des équipements de contrôle des infractions routières seront prochainement acquis en Tunisie, dès l’entrée en vigueur de plusieurs réformes juridiques et réglementaires relatives à la sécurité routière.
Le secrétaire permanent du Conseil national de la sécurité routière relevant de l’Observatoire national de la sécurité routière, le colonel Fraj Ben Brahim, a indiqué jeudi à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) que l’Observatoire avait achevé l’élaboration du projet de texte réglementaire fixant les appareils et moyens permettant de constater certaines infractions de circulation.
Des caméras pour détecter plusieurs infractions
Ce texte est actuellement en attente de la finalisation de son parcours administratif et de sa publication au Journal officiel de la République tunisienne. Son entrée en vigueur permettra notamment de lancer l’acquisition d’équipements et de caméras destinés à automatiser la détection de plusieurs infractions.
Le dispositif pourra notamment concerner le franchissement du feu rouge, l’utilisation du téléphone portable au volant, le non-port du casque par les motocyclistes et le non-port de la ceinture de sécurité.
Les réformes préparées par l’Observatoire portent également sur plusieurs textes, dont le Code de la route, le système de points associé au permis de conduire ainsi que la réglementation relative à la conduite sous l’influence de l’alcool.
Lire aussi : Tunisie : Plus de radars et de caméras sur nos routes
En parallèle, l’Observatoire a achevé les cahiers des charges relatifs à la fabrication, l’installation et la distribution des motocyclettes à deux roues. Un projet d’arrêté conjoint portant sur les spécifications techniques des casques de protection a également été préparé.
Ces mesures s’inscrivent dans le cadre de la Stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière 2025-2034, élaborée depuis 2023 avec la participation des différents ministères, experts, acteurs du secteur privé et représentants de la société civile.
84 programmes et 168 projets d’ici 2034
La stratégie repose sur cinq axes : les infrastructures, la sécurité des usagers de la route, le transport urbain multimodal, la sécurité des véhicules et l’intervention après les accidents.
Elle prévoit au total 84 programmes comprenant 168 projets opérationnels, dont la mise en œuvre sera confiée aux ministères et organismes concernés des secteurs public et privé.
Dans le volet consacré à l’intervention après accident, l’objectif est notamment de former un million de secouristes, en collaboration avec le ministère de la Santé et le Croissant-Rouge tunisien.
L’Observatoire, chargé de coordonner la stratégie, vise une réduction de 20 % du nombre d’accidents de la route à l’horizon 2027 par rapport à 2023, puis de 25 % en 2030 et de 50 % à l’issue du programme en 2034.