Des résidus miniers riches en fer provenant du site de Sidi Driss sont étudiés par le Centre de recherches et des technologies des eaux (CERTE) pour leur potentiel dans le traitement des eaux usées. Présentés le 13 octobre 2026 à une délégation québécoise, les travaux mettent en avant une décoloration pouvant atteindre 90% en 120 minutes, un résultat qui doit être interprété avec prudence.
La valorisation des déchets miniers pourrait ouvrir une nouvelle piste pour le traitement des eaux industrielles en Tunisie. Le CERTE a présenté, lors de la visite d’une délégation de la région d’Abitibi-Témiscamingue, au Québec, des recherches portant sur l’utilisation de résidus miniers riches en fer pour réduire la coloration des eaux usées textiles.
Des déchets miniers comme matériaux de traitement
Les essais présentés par le centre font état d’une élimination pouvant atteindre 90% de la couleur en 120 minutes, à partir de résidus provenant du site minier de Sidi Driss. Les travaux ont été menés par les laboratoires des ressources géologiques et du dessalement et de la valorisation des eaux naturelles.
L’approche consiste à transformer des résidus miniers en matériaux susceptibles de contribuer au traitement des eaux. Les recherches présentées par le CERTE portent également sur l’utilisation de matériaux géologiques, d’argiles naturelles et de matériaux composites.
Les applications explorées concernent notamment les colorants présents dans les effluents textiles, mais aussi les polluants huileux et les métaux lourds. L’objectif est de donner une valeur ajoutée à des déchets industriels tout en recherchant des solutions alternatives pour limiter la pollution de l’eau.
Cette démarche s’inscrit dans une logique d’économie circulaire : un résidu issu de l’activité minière pourrait devenir une ressource pour une autre activité industrielle. Sa pertinence dépend toutefois de l’efficacité du traitement, de son coût et de l’innocuité des matériaux utilisés.
Une piste encore à consolider
La visite de la délégation québécoise a également permis d’évoquer des perspectives de coopération scientifique et technique, notamment par des essais conjoints, des échanges d’expertise et un éventuel transfert de technologies.
Les travaux du CERTE illustrent ainsi une piste de recherche prometteuse pour rapprocher gestion des déchets miniers et traitement des eaux industrielles. Leur portée opérationnelle devra néanmoins être établie par des données méthodologiques et des essais complémentaires.
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