La Tunisie et le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont réaffirmé, lundi à Tunis, leur volonté de hisser leur coopération à un niveau plus stratégique. Reçu par le ministre de l’Économie et de la Planification, le directeur exécutif représentant la Tunisie au sein de l’institution a insisté sur la nécessité d’aligner davantage les financements sur les priorités nationales. Les deux parties veulent désormais gagner en efficacité, en coordination et en impact.
La coopération financière et technique entre la Tunisie et le Groupe de la Banque africaine de développement a été au centre d’une réunion de haut niveau entre le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et le directeur exécutif représentant la Tunisie, le Maroc et le Togo au Conseil d’administration de la BAD, Abdesalem Jorio, actuellement en visite de travail dans le pays.
La BAD veut s’aligner sur les priorités tunisiennes
Selon un communiqué du ministère, le ministre a mis l’accent sur la nécessité d’intensifier les concertations et de renforcer la coordination entre les deux parties, afin d’améliorer la performance des programmes conjoints et d’en garantir l’efficacité réelle sur le terrain. L’objectif affiché est clair : faire de la coopération avec la BAD un levier plus opérationnel du développement économique et social.
De son côté, Abdesalem Jorio a expliqué que sa visite s’inscrit dans une démarche d’écoute et d’évaluation directe des priorités tunisiennes pour la période à venir. Il s’agit, selon lui, de mieux cerner les besoins du pays et d’identifier les formes de soutien que le Conseil d’administration de la Banque peut mobiliser au profit de la Tunisie.
Le responsable a, dans ce cadre, réaffirmé la volonté de la BAD de poursuivre et d’approfondir sa coopération avec Tunis, en l’adaptant davantage aux orientations stratégiques et aux programmes de développement nationaux.
Financements, réformes et programmes
Au-delà du message politique, la rencontre traduit une volonté partagée de passer d’une logique de simple financement à une approche plus intégrée, combinant appui financier, accompagnement technique et meilleure gouvernance des projets. Pour les autorités tunisiennes, l’enjeu est aussi de rendre les mécanismes de coopération plus réactifs et plus cohérents avec les priorités économiques du pays.
Cette séquence diplomatique et technique confirme, une nouvelle fois, le rôle central de la BAD comme partenaire financier de la Tunisie et la volonté commune de donner un nouveau souffle à une coopération appelée à jouer un rôle clé dans les prochaines étapes du développement national.
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