Le Taux moyen du marché monétaire (TMM) s’est maintenu à 7% en septembre 2026, pour le deuxième mois consécutif. Derrière cette stabilité apparente se dessine surtout un changement de rythme : après plusieurs années de baisse, le principal indicateur du marché monétaire tunisien semble désormais s’installer autour de ce niveau.
Une baisse qui s’est étalée sur trois ans
Les chiffres de la Banque centrale de Tunisie permettent de mesurer le chemin parcouru. En septembre 2023, le TMM atteignait 8%. Il était passé à 7,99% un an plus tard, puis à 7,49% en septembre 2025. En septembre 2026, il s’établit à 7%, soit un point de moins qu’en septembre 2023.
La baisse ne s’est toutefois pas poursuivie au même rythme tout au long de 2026. Après un début d’année à 7,08% en janvier, le TMM est descendu à 6,99% en février et s’est maintenu à ce niveau jusqu’en juillet. Il est ensuite revenu à 7% en août, avant de rester inchangé en septembre.
Le taux directeur fixe désormais le point d’ancrage
Cette évolution intervient alors que le taux directeur de la BCT est maintenu à 7%. Le Conseil d’administration de la Banque centrale a encore confirmé ce niveau lors de sa réunion du 29 juillet 2026.
Le retour du TMM à 7% ne constitue donc pas une remontée significative des taux. L’écart avec les 6,99% observés pendant six mois n’est que de 0,01 point. Il traduit davantage une stabilisation du marché monétaire autour du niveau du taux directeur.
Cette quasi-stabilité contraste avec la tendance observée depuis 2023, lorsque le TMM avait atteint un sommet de 8,05% en mars avant d’amorcer une décrue progressive.
Un nouveau palier pour le coût de l’argent
Pour les banques, les entreprises et les ménages, le TMM reste un indicateur central des conditions de financement sur le marché monétaire. Son évolution permet notamment de suivre la trajectoire du coût de l’argent à court terme.
Le chiffre de septembre raconte ainsi une histoire différente de celle d’une simple « stabilité à 7% ». Après une baisse d’environ un point en trois ans, le TMM semble avoir atteint un nouveau palier en 2026. La question n’est donc plus celle d’une nouvelle baisse déjà engagée, mais de l’évolution future des conditions monétaires en fonction notamment de l’inflation et des décisions de la BCT.
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