Les agents de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) brandissent la menace d’une grève après une nouvelle assemblée générale consacrée aux conditions de travail, à la sécurité professionnelle, aux acquis sociaux et aux salaires. Aucun mouvement n’a encore été fixé, mais la tension sociale se durcit au sein de l’entreprise publique.
La sécurité des agents au centre des revendications
Réunis jeudi 1er octobre au siège de la STEG, sous l’égide de l’Union régionale du travail de Tunis, les agents et représentants syndicaux ont exprimé leur mécontentement face à la situation sociale au sein de l’entreprise.
La question de la santé et de la sécurité au travail a occupé une place centrale dans les discussions. Les représentants syndicaux ont notamment dénoncé les retards dans l’approvisionnement en équipements et vêtements de protection destinés aux agents intervenant sur le réseau électrique.
Ils ont également alerté sur la multiplication récente des accidents du travail mortels dans le secteur et demandé une intervention urgente pour renforcer les dispositifs de protection.
Cette revendication intervient quelques semaines après le décès d’Adel Amraoui, chef d’équipe à la STEG de Mateur, mort le 5 septembre lors d’une intervention. La Fédération générale de l’électricité et du gaz avait alors appelé à une mobilisation nationale et demandé une révision du dispositif de sécurité. Selon les informations syndicales rapportées à l’époque, l’agent avait été victime d’une électrocution ; la STEG n’avait pas détaillé les circonstances de l’accident dans son communiqué.
Les acquis sociaux et les salaires également en jeu
Les revendications dépassent toutefois la seule question de la sécurité. Les participants à l’assemblée générale ont également contesté ce qu’ils considèrent comme un recul concernant certains acquis liés au fonds social.
Ils ont par ailleurs dénoncé une « application sélective » et des « mesures d’exclusion » concernant certains cadres de l’entreprise, en contestant notamment des dispositions de la circulaire d’orientation n°26-079, datée du 30 septembre 2026.
Autre dossier mis en avant : la révision de la grille salariale. Les représentants des agents réclament une révision globale des salaires, invoquant notamment l’érosion du pouvoir d’achat et la charge de travail supportée par les personnels.
Vers une mobilisation sans date de grève
À l’issue de la réunion, les participants ont évoqué des mouvements de protestation pouvant aller jusqu’à la grève si aucun dialogue n’est engagé et si des réponses concrètes ne sont pas apportées à leurs revendications.
Cette nouvelle mobilisation prolonge un climat de tension déjà apparu en septembre autour des conditions de travail et de la sécurité des agents. La question est désormais de savoir si le dialogue social permettra de désamorcer le conflit avant qu’une nouvelle étape de mobilisation ne soit décidée.
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