Le Parti destourien libre (PDL) renonce définitivement à organiser son congrès, initialement prévu les 3 et 4 octobre 2026, après une décision judiciaire ordonnant la suspension de ses travaux. Dans un communiqué publié mardi soir, son bureau politique annonce toutefois un appel et des démarches auprès des autorités tunisiennes et d’organisations de défense des droits humains.
Réuni mardi 13 octobre, le bureau politique du PDL a décidé d’abandonner définitivement le congrès, invoquant un cas de force majeure. Le rendez-vous devait se tenir les 3 et 4 octobre, avant que la chambre des référés du Tribunal de première instance de Tunis n’en ordonne la suspension le 2 octobre.
Un appel malgré l’abandon du congrès
Malgré cette décision, le bureau politique a annoncé son intention de faire appel du jugement. Il estime néanmoins que l’affaire est devenue « sans objet », puisque le congrès auquel se rapportait la procédure est désormais abandonné.
Dans son communiqué, le PDL affirme que la tenue de son congrès a été empêchée par des difficultés d’accès à des espaces publics et privés, auxquelles s’est ajoutée la décision judiciaire de suspension. Ces affirmations relèvent de la position exprimée par le parti.
Le PDL entend également adresser des plaintes et des recours à la présidence du gouvernement, ainsi qu’à des instances des Nations unies et à des organisations nationales et internationales de défense des droits humains. Il dénonce ce qu’il considère comme une atteinte au droit de ses militants à s’organiser et à exercer leurs activités politiques dans l’espace public.
Le PDL affirme vouloir poursuivre son activité politique
En dépit de l’abandon du congrès, le bureau politique affirme vouloir poursuivre son activité et continuer à diffuser les idées et le programme du parti. Il indique également se réserver la possibilité d’engager d’autres actions légales et pacifiques.
Cette décision intervient dans un contexte judiciaire qui a empêché la tenue du rendez-vous prévu début octobre. Le recours annoncé par le PDL constitue désormais la prochaine étape de la procédure, même si le parti considère que le litige a perdu son objet après l’abandon du congrès.
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