La Fédération tunisienne des restaurants touristiques met en garde contre les conséquences d’une hausse des droits de consommation sur les boissons alcoolisées, prévue par l’article 24 du projet de loi de finances 2027. Son président, Habib Ben Moussa, estime que cette mesure pourrait produire l’effet inverse de celui recherché, en favorisant le marché parallèle au détriment des recettes fiscales de l’État.
Intervenant sur Express FM, le président de la Fédération a averti que l’augmentation des prix pourrait peser sur l’activité des restaurants touristiques, réduire leur chiffre d’affaires et fragiliser les emplois du secteur.
Le risque d’une expansion du marché parallèle
Habib Ben Moussa s’est appuyé sur l’expérience antérieure à 2014, période durant laquelle, selon lui, la hausse des droits de consommation avait accentué l’écart entre les prix pratiqués sur le marché légal et ceux du marché parallèle. Il estime que la révision du dispositif fiscal en 2014 avait contribué à ramener une partie de l’activité vers les circuits officiels.
Le président de la Fédération a également évoqué des recettes issues du droit de consommation de l’ordre de 1,5 milliard de dinars, tout en soulignant qu’une nouvelle augmentation des taxes ne garantirait pas nécessairement une hausse des revenus de l’État. Selon lui, un renchérissement excessif des boissons alcoolisées pourrait encourager les achats hors des circuits réglementés et pénaliser les établissements touristiques.
Révision de la fiscalité applicable aux boissons alcoolisées
Ces mises en garde interviennent alors que le projet de loi de finances 2027 prévoit, dans son article 24, une révision de la fiscalité applicable aux boissons alcoolisées. Les effets de cette mesure dépendront notamment de son application et de son impact sur les prix de vente et les volumes commercialisés.
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