La reprise des activités de la Société Tunisienne du Sucre (STS) est annoncée pour le début de la semaine prochaine. L’information a été confirmée par la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, lors d’une visite de terrain au gouvernorat de Béja.
À l’arrêt depuis juin 2024, l’usine a finalisé les essais techniques sur ses nouveaux équipements et se dit prête à reprendre la production dès lundi.
16 millions de dinars mobilisés pour la relance
Les autorités indiquent que l’ensemble des financements nécessaires a été débloqué. Une enveloppe de 16 millions de dinars a permis l’acquisition d’équipements, la réalisation de travaux de maintenance et la couverture des besoins en fonds de roulement.
Le directeur de la production, Ramzi Houimli, a assuré que toutes les conditions techniques sont réunies pour un redémarrage effectif de l’activité.
Parallèlement, un programme de restructuration est annoncé. Il intégrera un volet environnemental et s’inscrira dans une stratégie plus large visant à garantir la pérennité de l’entreprise publique.
Un redémarrage attendu face aux tensions sur le marché
La reprise intervient dans un contexte marqué par des difficultés récurrentes d’approvisionnement en sucre sur le marché national. La relance de la STS est ainsi présentée comme un levier pour renforcer la production locale et réduire la pression sur les circuits d’importation et de distribution.
Les responsables évoquent, en outre, un plan d’investissements estimé à 56 millions de dinars pour moderniser l’outil industriel et porter la capacité de production à 1000 tonnes par jour.
Une entreprise stratégique à stabiliser
Fondée en 1962, la STS avait cessé ses activités en raison de problèmes liés à la qualité du sucre produit et à la nécessité de renouveler plusieurs équipements.
Son redémarrage constitue une étape clé dans la sécurisation de l’approvisionnement du pays en sucre, produit de première nécessité, et dans la stabilisation d’une entreprise publique à fort impact économique régional.