L’homme d’affaires Maher Chaâbane et l’ancienne présidente du conseil municipal de La Goulette ont été condamnés à cinq ans de prison chacun par la quatrième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis, selon Mosaïque FM. Des amendes dépassant deux millions de dinars ont également été prononcées à leur encontre.
D’après les informations rapportées par la radio, le dossier concerne des irrégularités administratives et financières, la falsification de documents ainsi que des infractions légales. La répartition des amendes entre les deux condamnés n’est pas précisée dans les éléments publiés.
Cette décision intervient dans le volet municipal d’une série de procédures judiciaires concernant l’homme d’affaires.
Une enquête sur la gestion municipale engagée en 2024
L’ancienne présidente du conseil municipal de La Goulette avait été placée en garde à vue début juin 2024, puis sous mandat de dépôt quelques jours plus tard.
À l’époque, le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis, Mohamed Zitouna, avait indiqué que les investigations portaient sur des soupçons de corruption administrative et financière au sein des municipalités de La Goulette et du Kram, en lien avec Maher Chaâbane.
Les faits examinés concernaient notamment l’utilisation présumée de fonctions publiques pour procurer des avantages indus, au détriment de l’administration. L’enquête évoquait également des soupçons d’acceptation d’avantages en contrepartie d’actes liés à la fonction.
Ces éléments décrivent les poursuites annoncées lors de l’instruction en 2024.
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Plusieurs procédures concernant l’homme d’affaires
Maher Chaâbane, actif notamment dans l’immobilier et les travaux publics, fait l’objet de plusieurs dossiers judiciaires.
En octobre 2025, la Cour d’appel de Tunis l’avait condamné à deux ans de prison dans une affaire portant sur la constitution de gains à l’étranger sans autorisation préalable de la Banque centrale de Tunisie. Cette procédure concernait un objet différent du dossier municipal de La Goulette. webdo
En mars 2026, une demande de libération avait également été rejetée dans un dossier de corruption et de blanchiment d’argent. En juillet, l’examen d’une affaire le concernant, avec plus d’une dizaine d’autres accusés, avait été reporté au 24 septembre. Les informations disponibles ne permettent pas d’assimiler ces procédures au jugement aujourd’hui rapporté.
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