La Tunisie occupe la 71e place mondiale dans l’Indice mondial de l’innovation 2026 publié par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Elle gagne cinq places par rapport à 2025 et dix par rapport à 2024.
Le pays se classe également quatrième en Afrique, derrière Maurice, le Maroc et l’Afrique du Sud, et deuxième en Afrique du Nord derrière le Maroc.
De la 81e à la 71e place en deux ans
La Tunisie était 81e mondiale en 2024, avant de remonter à la 76e place en 2025 puis à la 71e en 2026.
En Afrique, Maurice occupe la 50e place mondiale, devant le Maroc, 54e, et l’Afrique du Sud, 63e. La Tunisie arrive ensuite au 71e rang.
En Afrique du Nord, elle devance notamment l’Égypte, 83e, et l’Algérie, 111e.
L’OMPI classe par ailleurs la Tunisie 92e pour les ressources consacrées à l’innovation, mais 56e pour les résultats obtenus. Cet écart signifie que le pays obtient des résultats supérieurs à ce que laisserait attendre son niveau d’intrants.
Première mondiale pour les diplômés en sciences et ingénierie
Le capital humain et la recherche constituent l’un des principaux points forts du pays, avec une 45e place mondiale dans cette catégorie.
La Tunisie se classe surtout première mondiale pour la proportion de diplômés en sciences et en ingénierie.
Elle occupe également le 12e rang pour les articles scientifiques et techniques rapportés au PIB, le 18e pour les investissements greenfield en R&D et dans les hautes technologies et le 38e pour les exportations de haute technologie.
Ces indicateurs mettent en évidence une base scientifique et humaine importante ainsi que des capacités dans les activités technologiques tournées vers l’exportation.
Le maillon faible : Le lien entre recherche et entreprises
Le classement fait toutefois apparaître un décalage important entre les compétences scientifiques disponibles et leur transformation en innovation économique.
La Tunisie se classe 112e pour les liens d’innovation et tombe au 134e rang pour les publications conjointes entre la recherche publique et l’industrie.
La formation brute de capital constitue un autre point faible, avec une 130e place mondiale.
Le défi se situe donc moins dans la disponibilité des compétences scientifiques que dans leur connexion avec les entreprises, l’investissement et la commercialisation des innovations.
L’Indice mondial de l’innovation 2026 couvre 139 économies et repose sur 79 indicateurs.
Les évolutions annuelles du classement doivent néanmoins être interprétées en tenant compte de la disponibilité des données et des éventuelles modifications méthodologiques apportées d’une édition à l’autre.
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