Un arrêté du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) le 23 octobre 2026, autorise le transfert à EXXOIL SA de la totalité des droits et obligations détenus par l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et Ecumed Petroleum Grombalia Limited dans la concession d’exploitation El Menzah. L’entreprise devient ainsi titulaire de 100% des droits sur cette concession pétrolière, alors que la répartition officielle publiée à fin 2025 faisait encore état de 75% pour Ecumed et de 25% pour EXXOIL.
Une participation portée de 25% à 100%
Le changement marque une évolution importante dans la structure de détention de la concession El Menzah. EXXOIL, qui détenait initialement un quart des droits selon la situation officielle à fin 2025, en obtient désormais la totalité, à la suite du transfert autorisé par le ministère.
La procédure a toutefois été engagée bien avant la publication de l’arrêté. La demande de modification a été déposée le 18 janvier 2024. L’ETAP a donné son accord le 3 septembre de la même année, avant que la Commission consultative des hydrocarbures n’émette un avis favorable le 27 septembre 2024. L’autorisation administrative n’a finalement été publiée que le 23 octobre 2026.
Une concession dont l’échéance est fixée à 2030
La liste officielle des concessions d’exploitation d’hydrocarbures en Tunisie arrêtée à fin 2025 mentionnait une échéance au 27 novembre 2030 pour El Menzah. Cette référence permet de situer la concession dans le cadre réglementaire antérieur au transfert, sans préjuger d’éventuelles modifications ultérieures.
En revanche, l’arrêté rapporté ne fournit pas d’informations sur le montant d’une éventuelle transaction entre les parties. Il ne détaille pas non plus les modalités financières du transfert, un calendrier de reprise des opérations ou un programme d’investissement associé au changement de titulaire.
Les conséquences opérationnelles restent à préciser
Le passage à une détention de 100 % confère à EXXOIL la totalité des droits et obligations concernés par l’autorisation. Il ne suffit cependant pas, à lui seul, à établir qu’une relance de l’activité pétrolière est engagée ou que la production augmentera.
Les éventuelles conséquences industrielles dépendront des décisions prises après le transfert, notamment en matière d’investissements, de travaux et d’exploitation. Aucun objectif chiffré de production ni calendrier opérationnel n’est précisé dans les informations disponibles.
Le changement de titulaire est donc établi sur le plan juridique, tandis que ses effets économiques et industriels restent à documenter.
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