La Tunisie serait devenue le premier fournisseur d’huile d’olive des États-Unis sur les huit premiers mois de 2026. Selon des données américaines relayées par la presse spécialisée, les exportations tunisiennes auraient atteint 95.321 tonnes entre janvier et août, en hausse de 45,4% sur un an. L’Espagne et l’Italie enregistrent, à l’inverse, un net recul de leurs ventes.
Un changement de hiérarchie sur le marché américain
Le classement des fournisseurs d’huile d’olive des États-Unis connaît un bouleversement. Avec 95.321 tonnes expédiées durant les huit premiers mois de 2026, la Tunisie devancerait désormais l’Espagne, créditée de 90.556 tonnes, et l’Italie, dont les volumes avoisineraient 67.000 tonnes.
Ces chiffres, publiés par le média professionnel italien OlivoNews le 14 octobre, sont attribués au dernier rapport du gouvernement américain et relayés par le média spécialisé espagnol Olimerca. Ils font état d’une progression de 45,4% des volumes tunisiens, tandis que les livraisons espagnoles reculeraient de 22% et les ventes italiennes de 24%.
Sur la période, les importations américaines totales d’huile d’olive auraient diminué de 7%, à 291.542 tonnes. La progression tunisienne intervient donc dans un marché globalement moins dynamique, ce qui renforce la portée de cette évolution commerciale.
Une progression qui dépasse les performances globales
Cette percée sur le marché américain s’inscrit dans une dynamique plus large des exportations tunisiennes. Selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), les recettes tirées des exportations d’huile d’olive ont atteint 3,77 milliards de dinars durant les huit premiers mois de 2026, contre 2,702 milliards un an auparavant, soit une hausse de 39,5%.
La progression des ventes vers les États-Unis constitue ainsi un indicateur supplémentaire de la présence tunisienne sur les marchés internationaux.
Le défi de la valeur ajoutée
Le rang de premier fournisseur américain représente un résultat commercial notable pour la filière tunisienne. Mais la consolidation de cette position dépendra aussi de la capacité des opérateurs à préserver leurs débouchés, à développer le conditionnement et à mieux valoriser l’huile tunisienne sur les marchés étrangers.
Le classement annoncé reste à rapprocher des données détaillées de l’USDA par pays et catégorie de produit. Il dessine néanmoins une tendance à suivre : la Tunisie gagne du terrain aux États-Unis alors que ses deux principaux concurrents méditerranéens y enregistrent un recul marqué.
Lire aussi :