Le projet de loi de finances 2027 prévoit une enveloppe de 100 millions de dinars sur la période 2027-2030 destinée aux petits oléiculteurs et aux coopératives. Il propose également la création d’un compte spécial du Trésor consacré à l’huile d’olive, qui serait notamment alimenté par 10% des droits perçus sur les exportations d’huile en vrac. Deux mécanismes qui pourraient modifier les conditions de financement de la filière, sous réserve de l’adoption du texte.
Une enveloppe de 100 millions sur quatre ans
Le dispositif envisagé prévoit une ligne de financement de 100 millions de dinars pour la période 2027-2030, au bénéfice des petits producteurs d’olives et des coopératives afin de faciliter leur accès aux ressources financières dans un secteur où la capacité à financer la récolte, la collecte et la commercialisation pèse sur les revenus des opérateurs.
Les critères d’éligibilité, les modalités de distribution des fonds et les éventuelles conditions préférentielles devront être précisés par les textes et les mécanismes d’application.
L’huile en vrac au cœur du financement sectoriel
Le projet prévoit aussi la création d’un compte spécial du Trésor dédié à l’huile d’olive. Parmi ses ressources figure une affectation de 10% des droits perçus sur les exportations d’huile d’olive en vrac.
Ce prélèvement pourrait établir un lien direct entre une partie des recettes générées par les exportations et le financement d’actions en faveur de la filière. Son effet réel dépendra néanmoins du montant des droits concernés, du volume des exportations assujetties et de l’utilisation des sommes collectées.
Les deux mesures proposées répondent à des enjeux complémentaires : faciliter le financement des petits opérateurs et mobiliser une ressource liée aux exportations pour soutenir le secteur.
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