Le journaliste et animateur tunisien Hamza Belloumi a annoncé, vendredi 17 juillet, avoir été condamné par contumace dans une ancienne affaire judiciaire liée à son émission politique « Le Huitième Jour » (« Al Yawm Athamen »). La même affaire concerne également l’ancienne rédactrice en chef de l’émission, Insaf Bougdiri.
Selon Belloumi, un jugement de première instance a prononcé une amende à leur encontre, tandis qu’un jugement rendu en appel les a condamnés, par contumace, à une peine d’un an de prison assortie d’une amende.
L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée il y a douze ans par l’ancien président de la République, Moncef Marzouki.
Une vidéo truquée à l’origine de la plainte
Dans son message publié sur les réseaux sociaux, Hamza Belloumi affirme que lui-même et Insaf Bougdiri pensaient que le dossier avait été classé, d’autant qu’ils n’ont, selon lui, jamais pu exercer leur droit à la défense, ni devant le tribunal de première instance ni devant la cour d’appel.
Le journaliste explique que les poursuites concernent la diffusion, à l’époque, d’une vidéo de Moncef Marzouki largement relayée sur les réseaux sociaux et par plusieurs sites d’information. Cette vidéo s’est révélée par la suite être un montage.
Belloumi souligne qu’il s’agissait d’une erreur professionnelle pour laquelle l’équipe de l’émission avait présenté des excuses publiques dès que le caractère falsifié de la vidéo avait été établi.
Les deux journalistes ont fait opposition
Hamza Belloumi indique que lui et Insaf Bougdiri ont officiellement formé opposition contre ces jugements rendus en leur absence. Cette procédure permettra, si elle est jugée recevable, de faire rejuger l’affaire en leur présence afin qu’ils puissent présenter leur défense.
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Le journaliste réaffirme, dans son message, qu’ils contestent toute responsabilité pénale dans cette affaire.
Une affaire déjà au cœur d’une procédure en 2015
Cette affaire n’est pas nouvelle. Dès 2015, Hamza Belloumi, Insaf Bougdiri et le chroniqueur Sofiène Ben Hmida avaient fait l’objet de poursuites judiciaires après la diffusion de cette vidéo controversée de Moncef Marzouki. À l’époque, Belloumi avait dénoncé le fait d’avoir été soumis à une interdiction de voyager sans avoir été préalablement entendu par la justice, estimant que les faits faisaient déjà l’objet d’un traitement par la Haute Autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA).
À ce stade, aucune communication officielle des autorités judiciaires n’a été publiée concernant les nouveaux jugements évoqués par Hamza Belloumi. Les informations disponibles proviennent exclusivement de la déclaration du journaliste, dans l’attente d’éventuelles précisions de la justice ou des parties concernées.