La chambre criminelle spécialisée dans les affaires liées au terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter l’examen de l’affaire dite de « l’envoi de jeunes vers les zones de conflit 2 ». La décision a été prise à l’issue d’une audience tenue mardi, suite à une requête présentée par les avocats de la défense. Le dossier reste donc en suspens, dans l’attente d’une nouvelle audience fixée au mois prochain.
L’affaire implique huit personnes poursuivies, ainsi que plusieurs associations et agences de voyages citées dans le dossier. Selon les éléments versés à la procédure, les accusations portent sur plusieurs infractions graves liées notamment à l’adhésion à une organisation à caractère terroriste, en Tunisie ou à l’étranger, ainsi qu’à la constitution d’une telle structure.
La défense obtient un délai supplémentaire
Les poursuites concernent également l’utilisation du territoire national et de celui d’un autre Etat à des fins de recrutement et de préparation de personnes, dans le cadre d’activités illicites organisées, ainsi que des faits liés à l’incitation et à la préparation d’actions dirigées contre un pays étranger et ses ressortissants.
Lors de l’audience, les avocats des accusés ont présenté une demande de report, que la juridiction a accepté. Cette décision repousse donc l’examen du fond du dossier et prolonge une procédure déjà suivie de près en raison de la sensibilité des faits reprochés et du nombre de parties impliquées.
Audience a été reportée au 20 février
La prochaine audience fixée au 20 février devrait permettre de reprendre l’étude détaillée des charges, sur la base du dossier d’instruction et des résultats de l’enquête.
Au-delà des personnes poursuivies, l’affaire se distingue par l’implication présumée de structures associatives et d’agences opérant dans le secteur du voyage, ce qui élargit le champ des investigations et complexifie le traitement judiciaire du dossier.
Lire aussi :