La Tunisie prévoit de renforcer ses capacités de production électrique et d’accélérer ses projets renouvelables pour sécuriser l’approvisionnement face aux pics de consommation. Présenté lors d’un Conseil ministériel restreint tenu vendredi 9 octobre, le plan d’action de la STEG prévoit notamment 250 mégawatts (MW) supplémentaires grâce à l’amélioration des centrales existantes et l’intégration d’environ 300 MW d’énergies renouvelables avant l’été 2027.
Des capacités supplémentaires pour sécuriser l’approvisionnement
Le programme prévoit plusieurs interventions sur le parc électrique existant. L’installation de systèmes de refroidissement de l’air à l’entrée des turbines doit améliorer les performances des unités en service et dégager environ 250 MW de capacité supplémentaire.
La STEG prévoit également la mise en service d’une troisième turbine à gaz de 300 MW à Borj El Amri, l’installation de moteurs à gaz totalisant 200 MW et le rétablissement de la pleine capacité des centrales de Kchabta et de Mateur, estimée à environ 190 MW.
Ces opérations combinent amélioration des installations existantes et nouveaux équipements. Leur réalisation doit contribuer à répondre à la demande, particulièrement élevée durant les périodes de pointe.
Le solaire et l’éolien au programme
Le plan prévoit le raccordement d’environ 300 MW issus de projets renouvelables avant l’été 2027, auxquels s’ajouteront près de 40 MW dans le cadre du cinquième cycle du régime des autorisations.
Parmi les projets annoncés figurent l’extension du parc éolien de Sidi Daoud, avec 30 MW supplémentaires, une centrale photovoltaïque de 50 MW à Béni M’hira, équipée d’un stockage de 20 mégawattheures (MWh), et une centrale solaire de 200 MW à Tataouine, associée à un stockage de 100 MWh.
Un système central de stockage par batteries, d’une puissance de 300 MW et d’une capacité de 600 MWh, figure également dans le programme. Ces équipements doivent contribuer à mieux gérer l’équilibre entre production et consommation.
Réduire la pression aux heures de pointe
Le gouvernement prévoit aussi de réduire la demande électrique de 300 MW durant les périodes de forte consommation et d’améliorer le dispositif de délestage. La modernisation du réseau et le déploiement de compteurs intelligents font également partie des orientations annoncées.
Présidant la réunion, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a appelé à accélérer l’exécution des projets et à en assurer un suivi sur le terrain.
L’ensemble de ces mesures s’inscrit dans l’objectif national de porter à 35% la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité à l’horizon 2030. Les capacités annoncées restent toutefois des objectifs de réalisation : leur contribution effective dépendra du calendrier de mise en œuvre et de leur raccordement au réseau.
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