À partir du 1er octobre, les élèves ne pourront plus quitter leur établissement pendant les heures creuses ou en cas d’absence d’un enseignant. Pour assurer leur prise en charge, le ministère de l’Éducation annonce la mobilisation de onze ministères et le recours à des animateurs et spécialistes pour organiser des activités à l’intérieur des établissements.
La directrice générale du cycle primaire au ministère de l’Éducation, Nadia Ayari, a apporté ce lundi 28 septembre de nouvelles précisions sur cette mesure, annoncée quelques jours plus tôt par le ministre Noureddine Nouri.
Intervenant sur Jawhara FM, elle a expliqué qu’une note ministérielle encadre désormais l’ouverture et la fermeture des établissements et prévoit le maintien des élèves à l’intérieur pendant les périodes figurant dans leur emploi du temps.
L’objectif affiché est notamment d’éviter que des élèves se retrouvent sans encadrement aux abords des établissements lorsqu’un enseignant est absent ou entre deux cours.
Onze ministères, des animateurs et des activités
Reste une question très concrète : que feront les élèves pendant ces heures et qui les encadrera ?
Nadia Ayari reconnaît l’existence d’un manque de ressources humaines consacrées à l’encadrement. Pour y répondre, le ministère annonce un programme national associant onze ministères, parmi lesquels ceux de la Culture, de la Jeunesse et des Sports et de la Famille.
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Des animateurs et spécialistes relevant de différents secteurs devraient ainsi pouvoir intervenir dans les établissements pour proposer des activités culturelles, sportives et artistiques.
Le ministère met également en avant les infrastructures existantes. Selon Nadia Ayari, les 6178 établissements scolaires disposent de différents types d’espaces, dont près de 4800 installations sportives, auxquels s’ajoutent des salles de révision et de lecture, des bibliothèques, des terrains et des salles polyvalentes.
La mesure doit concerner les différents cycles d’enseignement.
Plusieurs interrogations pratiques demeurent toutefois : combien d’animateurs pourront effectivement intervenir, comment seront-ils répartis entre les établissements et que se passera-t-il dans ceux qui ne disposent ni des espaces ni du personnel nécessaires ?
Un vieux problème du système scolaire
La question dépasse en réalité la seule interdiction de sortie.
Les heures creuses et l’organisation du temps scolaire constituent depuis plusieurs années un problème récurrent. En 2025, une proposition de loi déposée à l’Assemblée des représentants du peuple prévoyait notamment l’instauration de la séance unique dans les établissements publics, avec une réorganisation destinée à réduire les contraintes liées au rythme scolaire.
Le débat reste d’actualité. Le 22 septembre dernier, le ministre de l’Éducation s’est déclaré favorable à un temps scolaire plus flexible, voire à la séance unique, lorsque les capacités logistiques et les espaces disponibles dans les établissements le permettent.
En attendant une éventuelle réorganisation plus profonde des emplois du temps, le choix retenu à partir du 1er octobre consiste donc à maintenir les élèves dans l’établissement et à transformer, autant que possible, les heures sans cours en périodes d’activités encadrées.
Le principe répond à un objectif de protection des élèves. Sa mise en œuvre dépendra désormais de la capacité à mobiliser suffisamment de personnel et d’espaces dans plus de 6000 établissements scolaires.
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