La grève de trois jours des agents et cadres de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) a effectivement débuté ce mardi 1er septembre. Selon Rim Helal, secrétaire générale de la Fédération générale des mines, le taux de participation atteignait environ 95 % à 8 heures, un chiffre communiqué par la partie syndicale. Dans une nouvelle publication, l’UGTT précise que le mouvement porte notamment sur la sécurité, les conditions de travail, l’application d’accords antérieurs et le règlement de droits financiers, dont une prime de productivité impayée depuis deux ans.
Un mouvement désormais effectif
Annoncée précédemment sous la forme d’un préavis, la grève des 1er, 2 et 3 septembre est désormais entrée dans sa phase effective.
Les agents et cadres concernés ont entamé mardi matin un arrêt de travail de trois jours. Le mouvement doit, en principe, se poursuivre jusqu’au jeudi 3 septembre.
Selon Rim Helal, secrétaire générale de la Fédération générale des mines, environ 95 % des travailleurs concernés participaient à la grève à 8 heures mardi matin.
Ce taux constitue toutefois une estimation communiquée par la partie syndicale et n’a pas, à ce stade, été confirmé officiellement par la direction de la CPG.
Sécurité et conditions de travail au cœur des revendications
L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a apporté de nouvelles précisions sur les raisons du mouvement.
Selon l’organisation syndicale, les travailleurs ne font pas grève uniquement pour réclamer des augmentations salariales ou de nouveaux avantages, mais également pour défendre leur sécurité, leurs conditions de travail, leur dignité et leurs droits acquis.
Les revendications concernent notamment la fourniture d’équipements en bon état et l’amélioration des conditions de travail, ainsi que l’application des accords et des procès-verbaux de réunions conclus précédemment.
Une prime de productivité impayée depuis deux ans
L’UGTT évoque également des droits financiers et sociaux restant à régler.
Parmi ces revendications figure notamment une prime de productivité qui, selon le syndicat, demeure impayée depuis deux ans.
L’organisation souligne que le salaire et les droits acquis des travailleurs ne constituent ni une faveur ni des privilèges accordés par l’administration.
L’UGTT rejette la « diabolisation » des travailleurs
Dans son message, l’UGTT dénonce également toute tentative visant à présenter la mobilisation des travailleurs comme une simple revendication salariale.
Pour l’organisation syndicale, réduire le conflit à la seule question des salaires ne permettrait ni de résoudre les difficultés de la Compagnie des phosphates de Gafsa ni d’assurer la protection des travailleurs.
Le syndicat résume ainsi sa position : assurer la pérennité de la production passe d’abord par la protection des femmes et des hommes qui participent à la création de cette richesse.
L’impact concret de la grève sur les activités d’extraction, de lavage et d’expédition du phosphate reste désormais à préciser.
Lire aussi :