La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a décidé, lundi, de reporter l’examen du dossier impliquant Abdelkrim Harouni et l’homme d’affaires Mohamed Frikha au 2 février prochain. La juridiction a, dans le même temps, rejeté les demandes de libération présentées par les deux accusés. L’affaire porte sur des soupçons de transactions frauduleuses liées à l’Entreprise nationale de pétrole.
Audience reportée, détention maintenue
Abdelkrim Harouni, dirigeant du mouvement Ennahdha et ancien ministre, Mohamed Frikha, homme d’affaires, ainsi qu’un ancien directeur général de l’Entreprise nationale de pétrole, ont comparu devant la chambre criminelle en état de détention. D’autres accusés poursuivis dans le même dossier comparaissent, quant à eux, en liberté.
La juridiction a décidé de reporter l’examen de l’affaire au 2 février 2026, tout en maintenant les principaux prévenus en prison, rejetant ainsi leurs demandes de mise en liberté, rapporte Mosaique fm. Le dossier porte sur des soupçons de corruption financière liés à des opérations commerciales entre une société dirigée par Mohamed Frikha et l’Entreprise nationale de pétrole.
Selon les éléments du dossier, les accusations concernent notamment l’exploitation de la fonction publique afin d’obtenir des avantages injustifiés, ainsi que des faits présumés ayant causé un préjudice à l’administration publique.
Un dossier sensible mêlant politique et affaires
Lors de l’audience, les avocats de la défense ont de nouveau plaidé en faveur de la libération provisoire de leurs clients, invoquant les garanties de représentation et contestant la nécessité du maintien en détention.
La cour a toutefois estimé que les conditions juridiques n’étaient pas réunies pour accéder à ces demandes, décidant de poursuivre l’instruction du dossier tout en maintenant les principaux accusés sous écrou.
Le dossier impliquant Abdelkrim Harouni et Mohamed Frikha concerne un secteur particulièrement sensible, celui de l’énergie, et met en cause des mécanismes de passation de marchés et de relations contractuelles entre le public et le privé, sous l’angle de l’abus de fonction et des atteintes présumées aux finances publiques.
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