Les représentations diplomatiques, la situation des Tunisiens résidant à l’étranger et le rôle de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) ont figuré parmi les principaux sujets abordés lors de l’examen du budget de la présidence de la République pour 2027. Réunis lundi 2 novembre, des députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts (CNRD) ont interrogé les représentants de la présidence sur plusieurs aspects de sa gestion et sur les priorités de son action.
Au-delà de l’examen des crédits budgétaires, les élus ont notamment cherché à obtenir des éclaircissements sur les moyens consacrés aux relations extérieures, les services destinés à la communauté tunisienne à l’étranger et les résultats des structures relevant de la présidence, rapporte l’Agence TAP.
Des postes vacants dans les représentations diplomatiques
La question des postes vacants dans certaines représentations diplomatiques tunisiennes a été soulevée au cours des discussions. Les députés ont insisté sur la nécessité de combler ces vacances afin de permettre aux missions diplomatiques de remplir pleinement leurs fonctions.
Ils ont particulièrement mis l’accent sur leur rôle économique et social : attirer les investissements vers la Tunisie, accompagner les Tunisiens établis à l’étranger et renforcer les liens avec la communauté nationale hors des frontières.
Les parlementaires ont également demandé des précisions sur les moyens humains affectés aux différents programmes de la présidence, notamment les recrutements, les promotions et l’évolution des effectifs.
Quel rôle pour l’Institut tunisien des études stratégiques ?
L’activité de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) a également fait l’objet d’interrogations. Les députés ont demandé à connaître les études réalisées au cours des dernières années, mais aussi la manière dont leurs conclusions ont été exploitées dans l’élaboration des politiques publiques.
Ils se sont également intéressés au programme de travail de l’institut pour les prochaines années. Derrière ces questions se pose celle de l’utilité concrète des travaux de recherche et de leur traduction en orientations ou en décisions publiques.
Un Conseil national des Tunisiens à l’étranger proposé
La situation des Tunisiens résidant à l’étranger a constitué un autre volet important de l’audition. Les élus ont demandé des précisions sur la stratégie nationale destinée à associer cette communauté au développement du pays, notamment à travers le transfert des connaissances, des compétences et des technologies.
Ils ont également évoqué la création d’un Conseil national des Tunisiens à l’étranger, en s’interrogeant sur sa valeur ajoutée et sur son articulation avec les structures publiques déjà chargées des affaires de la diaspora.
Les dépenses et les projets de la présidence également questionnés
Les discussions ont aussi porté sur l’évolution des dépenses de rémunération, de fonctionnement, d’intervention et d’investissement. Les députés ont demandé des explications sur la hausse de certains crédits, les projets concernés, leurs délais de réalisation et leur état d’avancement.
Ils ont notamment insisté sur la nécessité de préciser les mesures engagées pour rationaliser les dépenses et améliorer la gestion des ressources publiques. Par ailleurs, les élus ont appelé à instaurer des canaux de communication directs entre la présidence de la République et les deux chambres parlementaires.
Ces interrogations ont été formulées dans le cadre de l’examen du projet de budget de la présidence de la République pour 2027, dont les crédits sont estimés à 248,576 millions de dinars, en hausse de 8,2% par rapport à 2026.
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