La Cour de cassation a tranché définitivement dans l’affaire de la mort du supporter du Club Africain, Omar Laabidi. La haute juridiction a rejeté l’ensemble des pourvois et confirmé les peines prononcées en appel contre les agents de sécurité poursuivis dans ce dossier qui remonte à 2018.
La Cour de cassation a décidé de rejeter l’ensemble des recours déposés contre l’arrêt rendu par la chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis dans l’affaire dite « Omar Laabidi ». Après examen du dossier, la haute juridiction a écarté certains pourvois pour des motifs de forme et d’autres sur le fond, validant ainsi définitivement la décision d’appel.
Cette décision met un terme à une longue procédure judiciaire engagée après le décès du jeune supporter du Club Africain, survenu dans des circonstances qui avaient profondément marqué l’opinion publique.
Des peines confirmées contre les agents de sécurité
En appel, la justice avait condamné douze agents de sécurité à un an de prison avec sursis pour leur implication dans les faits. Ces peines sont désormais définitives après la décision de la Cour de cassation, qui a confirmé intégralement le jugement.
Le ministère public, les héritiers de la victime, le Club Africain, plusieurs organisations de la société civile ainsi que trois des prévenus avaient pourtant tenté d’obtenir une révision de la décision en saisissant la plus haute juridiction judiciaire.
Un drame survenu en 2018 près du stade de Radès
Les faits remontent au mois de mars 2018, lorsque Omar Laabidi avait trouvé la mort par noyade dans l’oued Radès, à proximité du stade, après une rencontre du Club Africain. L’affaire avait provoqué une vive émotion nationale et relancé le débat sur les méthodes de maintien de l’ordre lors des manifestations sportives.
Depuis, le dossier a connu plusieurs rebondissements judiciaires, entre enquêtes, jugements de première instance et procédure en appel, avant d’aboutir à cette décision finale.
Avec l’arrêt de la Cour de cassation, le volet judiciaire de cette affaire est désormais clos. La confirmation des peines met fin à près de huit années de procédures.
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