Un navire gazier russe, transportant du gaz naturel liquéfié, a coulé mardi soir au large des côtes libyennes après avoir subi plusieurs explosions d’origine inconnue, ont indiqué les autorités libyennes et maltaises. L’équipage a été secouru et se trouve sain et sauf, mais le naufrage soulève des questions sur la sécurité des routes maritimes en Méditerranée et sur le transport des hydrocarbures russes dans le contexte géopolitique actuel.
Le navire, identifié comme Arctic Metagaz, battant pavillon russe, a été secoué par de violentes explosions suivies d’un incendie majeur alors qu’il naviguait entre la Libye et Malte. Les appels de détresse ont été reçus par les autorités maritimes libyennes mardi soir.
L’incendie a rapidement rendu le navire incontrôlable, entraînant son naufrage complet. Les équipes de secours libyennes et maltaises ont coordonné l’évacuation de l’équipage, qui a été récupéré sain et sauf dans un canot de sauvetage.
Equipage sauvé
Selon l’armée maltaise et l’Autorité libyenne des ports et du transport maritime, tous les membres de l’équipage ont été localisés et mis en sécurité. Aucun blessé grave n’a été signalé, ce qui constitue un soulagement après la violence des explosions et l’incendie.
Les autorités ont ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de l’incident et sécuriser la zone autour de l’épave.
Origine des explosions : hypothèses et incertitudes
A ce stade, la cause des explosions reste non confirmée. Des sources non officielles évoquent la possibilité d’une attaque par drones marins, mais aucune preuve indépendante n’a été présentée.
L’Arctic Metagaz fait partie de la flotte russe de transport de gaz naturel liquéfié, secteur particulièrement sensible depuis les sanctions imposées à la Russie dans le contexte du conflit ukrainien. Plusieurs navires russes sous sanctions ont déjà été ciblés par des incidents similaires dans différentes régions.
Ce naufrage survient alors que la Méditerranée orientale est devenue une zone stratégique pour le transport maritime de gaz naturel et que la guerre en Ukraine et les sanctions occidentales ont complexifié le transit des hydrocarbures russes.