Près de 5.000 médecins tunisiens exercent en France, selon le Dr Mokhtar Zagdoud, l’un des six médecins tunisiens élus comme membres du Conseil de l’Ordre des médecins à Paris.
Invité mardi 29 septembre 2026 sur Jawhara FM, le spécialiste tunisien en allergologie et maladies respiratoires a présenté cette présence médicale tunisienne comme une « richesse scientifique » pour la France, tout en revenant sur son propre parcours professionnel entre la Tunisie et la France.
Diplômé de la Faculté de médecine de Tunis en 1985, Mokhtar Zagdoud a notamment présidé l’Association des médecins résidents de Tunisie avant de poursuivre sa carrière spécialisée et universitaire dans plusieurs établissements hospitaliers parisiens. Il cumule aujourd’hui plus de 35 années d’expérience dans les secteurs public et privé des deux pays.
Selon lui, son élection au sein de l’Ordre des médecins de Paris est le résultat de plusieurs années d’engagement professionnel. La campagne reposait notamment sur des listes paritaires associant un homme et une femme, ainsi que des médecins tunisiens et français, une démarche qui aurait permis de recueillir la confiance de leurs confrères.
Défendre la profession et accompagner les jeunes médecins
Mokhtar Zagdoud a également évoqué la question de l’émigration des compétences médicales tunisiennes. Il estime que les difficultés professionnelles et sociales rencontrées par les médecins dans le secteur public constituent l’un des principaux facteurs poussant certains praticiens à partir à l’étranger.
Il a appelé à améliorer les conditions de travail afin de retenir les compétences médicales en Tunisie ou, à défaut, de maintenir des liens permettant de bénéficier de leur expertise.
Dans ses nouvelles fonctions au sein de l’Ordre des médecins à Paris, le médecin tunisien indique vouloir notamment contribuer à la défense de la profession, à l’évolution de son cadre réglementaire et à l’accompagnement des jeunes médecins confrontés à des difficultés administratives et professionnelles.
Son élection intervient alors que la présence de médecins tunisiens en France constitue un volet important de la mobilité des compétences entre les deux pays.