Trump réunit ses conseillers, Téhéran promet de riposter
Washington n’exclut désormais plus l’usage de la force contre l’Iran. Selon plusieurs responsables américains cités par le Wall Street Journal et CBS News, l’administration Trump a convoqué une série de réunions de haut niveau pour examiner la réponse à apporter à la répression en cours, alors que le pays connaît les manifestations les plus importantes depuis la mobilisation née de la mort de Mahsa Amini en 2022.
Washington étudie des options militaires et diplomatiques
D’après ces sources, les conseillers militaires, diplomatiques et du renseignement doivent présenter au président « un éventail d’options » au cours des prochains jours. Celles-ci vont de nouvelles sanctions économiques à des actions clandestines dans le cyberespace, en passant par la possibilité de frappes limitées visant des installations militaires iraniennes. Une intervention ciblée, pensée comme un avertissement adressé aux autorités iraniennes, est désormais évoquée, même si aucune décision n’aurait été prise.
Donald Trump affirme que les États-Unis disposent de « très fortes options » et se disent « prêts à aider » les manifestants. Le président assure également que Téhéran aurait sollicité une rencontre, laissant planer l’hypothèse d’un canal diplomatique ouvert malgré le durcissement du ton. L’administration semble jouer sur deux registres : une menace de recours à la force et l’affichage d’une disponibilité à discuter.
Téhéran hausse le ton et verrouille l’accès à l’information
Face à ces signaux venus de Washington, les autorités iraniennes ont adopté une posture de défi. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que toute attaque contre l’Iran entraînerait une riposte directe. Les bases américaines situées dans le Golfe, Israël et le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz sont désignés comme cibles potentielles. Le pouvoir affirme que l’Iran « ne restera pas sans réponse » face à ce qu’il qualifie de menaces extérieures contre sa souveraineté.
Bilans humains et témoignages alarmants
Alors que l’Iran maintient une coupure quasi totale d’internet, les ONG basées à l’étranger dressent un bilan bien plus lourd que celui reconnu par les autorités. Selon HRANA, plus de 500 personnes auraient été tuées, dont près de 490 manifestants, et plus de 10.600 arrestations auraient été enregistrées, des chiffres rapportés par Reuters mais impossibles à vérifier indépendamment en raison du blackout.
Des vidéos issues de relais clandestins montrent des corps devant des morgues, et des soignants de Téhéran ou Shiraz évoquent un afflux de blessés par balles réelles. Familles et témoins font également état de disparitions, en contradiction totale avec la version officielle qui parle d’« émeutiers armés » manipulés depuis l’étranger.
Cette opacité alimente l’inquiétude internationale et donne à la crise iranienne une dimension désormais géopolitique. Une éventuelle réaction américaine – même limitée – risquerait de déclencher des ripostes dans l’ensemble du Moyen-Orient, où Téhéran dispose de relais militants en Irak, en Syrie ou au Liban.
Si le pouvoir iranien continue d’accuser des ingérences étrangères, de nombreux analystes soulignent que la colère naît avant tout de l’effondrement économique et de la lassitude politique. Entre blackout numérique, violences documentées et rhétorique de confrontation, la crise pourrait bientôt quitter la rue pour s’installer sur la scène internationale.
BREAKING: First confirmed footage out of Tehran tonight, massive crowds are gathering and demanding freedom. We stand with them.
— A Man Of Memes (@RickyDoggin) January 11, 2026
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