La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran est entrée dans sa troisième semaine avec une nouvelle escalade militaire. Washington a frappé des installations militaires sur l’île de Kharg, pivot stratégique des exportations pétrolières iraniennes. Tout en affirmant avoir épargné les infrastructures énergétiques, Donald Trump a prévenu que celles-ci pourraient être visées si Téhéran perturbait le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
Kharg, cœur stratégique du pétrole iranien
L’île de Kharg constitue la principale plateforme d’exportation du pétrole iranien. Selon les estimations, près de 90 % du brut du pays y transite avant de rejoindre le Golfe puis le détroit d’Ormuz.
En ciblant des installations militaires sur l’île tout en évitant les infrastructures pétrolières, Washington envoie un message clair : démontrer sa capacité à frapper un point vital de l’économie iranienne sans, pour l’instant, déclencher un choc énergétique mondial.
Donald Trump a néanmoins averti que cette retenue pourrait être levée si l’Iran tentait d’entraver la navigation dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour une part importante du commerce pétrolier mondial.
Une escalade militaire dans toute la région
Parallèlement aux frappes américaines, les tensions militaires continuent de s’étendre à l’ensemble du Moyen-Orient.
Depuis le début du conflit le 28 février, les bombardements auraient fait plus de 1 400 morts et plus de 18 500 blessés en Iran, selon les autorités iraniennes.
Téhéran a intensifié ses attaques de drones et de missiles contre des installations américaines et des cibles alliées dans le Golfe. Plusieurs pays de la région ont été placés en alerte, notamment l’Arabie saoudite et le Qatar qui ont annoncé avoir intercepté des drones ou des missiles.
Israël affirme de son côté avoir mené plus de 7 600 frappes en Iran et plus de 1 100 attaques au Liban depuis le lancement de l’offensive conjointe avec Washington.
Le spectre d’un choc énergétique mondial
Au-delà du front militaire, les conséquences économiques du conflit commencent déjà à se faire sentir.
Plusieurs pays redoutent une perturbation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part essentielle des exportations pétrolières mondiales.
Dans ce contexte, certains États ont commencé à mobiliser leurs réserves stratégiques afin de stabiliser les marchés, alors que les tensions géopolitiques alimentent déjà la volatilité des prix de l’énergie.
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