Juillet 2026 restera comme l’un des mois de juillet les plus chauds jamais enregistrés en Tunisie. Selon le bulletin climatique définitif de l’Institut national de la météorologie (INM), publié le 27 août, la température moyenne nationale a atteint 31,7°C, soit 3,4°C au-dessus de la normale 1991-2020. Le mois se classe ainsi au deuxième rang depuis 1950, derrière juillet 2023, tandis que les précipitations n’ont représenté que 42,8% de la normale.
3,4°C au-dessus de la normale
Avec une moyenne nationale de 31,7°C, juillet 2026 affiche une anomalie thermique de +3,4°C par rapport à la normale calculée sur la période 1991-2020.
Selon l’INM, cette valeur place juillet 2026 au deuxième rang des mois de juillet les plus chauds enregistrés en Tunisie depuis 1950. Le record reste détenu par juillet 2023.
Cette situation ne s’est pas limitée aux températures maximales. Les nuits ont également été particulièrement chaudes durant le mois, contribuant à une anomalie thermique généralisée.
49,7°C à Kairouan
Plusieurs régions ont connu des températures extrêmes au cours du mois. La valeur maximale relevée a atteint 49,7°C à Kairouan, illustrant l’intensité des épisodes de chaleur enregistrés en juillet.
Ces pics s’inscrivent dans un mois marqué par une succession de périodes très chaudes, dont les effets ont été particulièrement sensibles dans les régions intérieures.
Un déficit de pluie de 57,2%
La chaleur s’est accompagnée d’une faiblesse importante des précipitations.
À l’échelle nationale, les pluies enregistrées en juillet n’ont représenté que 42,8% de la normale, soit un déficit de 57,2%.
Ce déficit ajoute ainsi une dimension hydrique au bilan climatique du mois, dans un contexte où la Tunisie reste confrontée à une forte pression sur ses ressources en eau.
Le bulletin de l’INM permet de replacer les épisodes de températures extrêmes dans une perspective plus large. Juillet 2026 ne correspond pas seulement à quelques journées exceptionnellement chaudes : l’ensemble du mois présente une anomalie thermique importante et se classe parmi les plus chauds depuis le début des relevés de référence.
Lire aussi :